mardi 17 janvier 2017

Tendrement. Infiniment.

C'est ma croyance depuis longtemps. Ce que je pense profondément : la tendresse et l'humour sauveront le monde. Bien plus que l'intelligence, la volonté ou la ténacité. 

La tendresse et l'humour constituent les soubassements de notre existence, c'est du moins ce que je crois. Auxquels je veux bien ajouter la poésie et la beauté. J'ai pu, ces derniers temps de deuil, incroyablement l'expérimenter... Oh oui, l'amour, ah oui, la joie... Comme ils sont importants, essentiels ! Comme ils sont parfaits ! Dans la tendresse et l'humour, je lis toute notre imperfection, toutes nos petites négociations. Et ce lien formidable, qui nous dit, malgré tout... Malgré nos défauts, notre ombre, nos illusions, malgré les histoires que l'on se raconte, que je me raconte... Loin d'un idéal. Dans la vie. Les deux pieds dans la boue, la tête dans les étoiles. Là où vous êtes. Là où je suis.

La tendresse, ce sont ces mots-cadeaux, ces messages dont vous m'avez couverts alors que la vie se faisait un peu plus sombre dans ma contrée. Un nuage est passé. Vous étiez là, nombreux, pour moi. Ce sont mes deux filles qui m'encadrent lors de ce moment-évènement, et qui disent la présence, l'attention, la bienveillance. Ce sont mes amies, mes fées, mes semeuses, qui sont toutes là à rire, à chanter, à danser, à célébrer dans tous les cas, une nouvelle fois "l'amitié, l'amour, la joie" et la vie, surtout la vie (Ah oui, on avait bu aussi !). Ce mot-lumière au cœur de la nuit, qui dit moi aussi, je suis en train de prier pour lui. C'est la main de cet homme qui tient si fort la mienne lors du passage difficile, et cet autre qui appelle, tous les jours, jusqu'à ce que je sois sortie du tunnel. C'est la douce maladresse de ma maman, qui ne sait plus comment consoler ma peine. Ou bien ma sœur qui se tient là, et qui m'écrit, qui me fait parler, pour m'aider, me soulager. La tendresse, ce sont ces regards de mes élèves qui me contiennent et me soutiennent, quand je m'empêtre dans les phrases et dans mes idées. Pas de jugement, pas d'arrière-pensée. Ce sont ces mains, ce sont ces bras qui s'enroulent autour de moi, présents, humains, incarnés.

Plutôt que les grandes déclarations, ces mots chuchotés à la terrasse d'un café. Plutôt que les dîners raffinés, ce repas improvisé, et moi blottie sur ce canapé. Plutôt que les cérémonies, l'or de la présence de ces amis qui ont traversé l'Atlantique pour témoigner, et ainsi nous aider à intégrer la réalité.

La tendresse, c'est aussi ce temps, cette douceur que j'accepte de me donner. Changer de tempo, me recroqueviller contre moi-même, me souvenir. Ne pas tricher. Accepter les ombres de ma vie, et m'adapter. Me consoler. Prendre refuge, m'offrir le silence, m'ouvrir à l'imprévu, même si ce n'est pas celui-ci que j'avais espéré... Je n'ai pas dit que la volonté ou l'intelligence n'étaient pas importants, je dis juste que ce sont des outils au service de quelque chose de plus essentiel. Notre humanité.

Merci à Sophie pour sa photo, jolie, jolie, tellement belle, tellement elle, tellement nous aussi...

lundi 9 janvier 2017

Clair-Obscur

Croire à la joie, à l'amour, à la cohérence de nos existences, lorsque tout va bien, est relativement enfantin. Mais lorsque la vie nous chahute, nous malmène, nous chagrine, conserver la foi représente un vrai challenge. Dans cet espace du deuil qui est aujourd'hui le mien, je mesure une nouvelle fois la beauté de notre fragilité, mais aussi l'essence de l'engagement qui nous est demandé.

Je me réveille très tôt le matin, mon cœur tangue, il fait des siennes. Des larmes coulent toutes seules. Je me rappelle alors qu'il se passe quelque chose. Tu n'es plus. Demain s'écrira sans toi. J'ai froid.
Pourtant je sens aussi que tout est parfait. Je suis (et c'est ma nature), toute d'émotions et de vibrations. Il faut que la vague passe pour que je commence à me centrer. Pour que je puisse poser un regard un peu distancié sur ce qui est en train d'arriver. La mort d'un être cher, surtout si rapide, en plus le jour de mon anniversaire, m'a profondément touchée, c'est un fait. Elle me force néanmoins à revisiter mes priorités, et surtout à ne pas négliger certains aspects de ma vie que je mets parfois de côté. Nous étions suffisamment proches pour que toute ma vie s'en trouve questionnée. Mais je sais tout aussi bien que je ne suis pas anéantie. Ma tristesse est immense, je ne sais pas comment nous allons vivre son absence, mais je sais que je continuerai à travailler, aimer, être dans la joie. Aussi.

Surtout, et c'est vraiment l'essentiel je crois, cela m'interroge sur ma foi et sur la profondeur de celle-ci dans ma vie, sur son enracinement. Je crois aux Forces de l'Esprit, comme disait François Mitterrand, mais pour être honnête, j'y pense lorsque j'ai le temps ! Dans le référentiel numérologique qui me concerne (et non celui de l'humanité qui est en année 1), je viens d'entrer en année 7, l'année de la spiritualité, et je vous avoue que cela ne m'enthousiasmait que moyennement. Or il se trouve que Guy était - entre autres - un être réellement spirituel. Lors de nos discussions, face à mes emballements, il me ramenait systématiquement à cette dimension du vivant. Et je n'ai aucun doute que c'est ce qu'il ferait maintenant. Je ne dis pas que la spiritualité n'a aucune place dans ma vie : mon Pèlerinage vers Compostelle n'a fait que la renforcer, et même ce petit bout du Camino l'année d'après. Mais cette année, je pensais passer mon tour pour cause d'autres priorités à gérer. Je sais aujourd'hui qu'il n'en sera rien. Je vais prendre soin de cette partie de moi, lui redonner sa place centrale : je reprendrais donc la route (un temps), afin  de me reconnecter à plus grand que moi, qu'on l'appelle la Vie, la Nature, Dieu ou le karma.

Dans cet instant tout d'ombre, les lumières ne manquent pas de briller, je reçois tellement d'amour, de présence : mes proches, mes amis sont là. Indéfectibles sentinelles. Parce que j'ai du mal à parler, j'écris. Je pose les mots, je dis. Donc d'abord je vous dis merci. C'est comme si, malgré  le chaos intérieur,  je percevais mieux ce qui devait être mon axe. Ce qui me fait sens. Ce qui m'enthousiasme, et m'apaise dans un même temps. Comme si je commençais aussi, au-delà des moments partagés, des rires, de la présence, des conseils, de la tendresse, à mieux mesurer le cadeau magnifique qu'a été cet homme dans ma vie. Dans une dimension que je n'avais peut-être pas soupçonnée à priori.

(Ce sublime haïku sur la photo est de Pascale Senk, auteure de L'effet haïku, Leduc.s Editions, en hommage à Guy Corneau. Merci à elle de m'avoir autorisée à l'utiliser pour illustrer ce texte)

dimanche 8 janvier 2017

A l'ami disparu

Pourquoi écrire ? Pourquoi t'écrire publiquement qui plus est ? Je crois que j'en ai besoin. Je crois que c'est ma manière de dire c'était, et donc c'est. Parce que tu es un personnage public, et que depuis ton départ, je vois ta photo sur les murs de mes amis, je lis des textes qui parlent de toi, et qui ne sont pas toi pour moi.

Parce que nous nous écrivions beaucoup. Et parce que cette fois tu ne me répondras pas. En tous cas, pas ici, pas directement, pas comme ça. Je n'ai pas la légitimité de ceux qui te connaissaient depuis des décennies. Mais quelle importance au regard de la mort, au regard de la vie ? Nous étions tricotés serrés depuis quelques années, et nous pensions, enfin je pensais, que nous avions encore beaucoup de choses à partager... Je lis les mots de tous ceux qui sont spirituellement avancés, qui parlent de chemin, de gratitude, de paix, alors que je me débats entre mes larmes, ma colère, ma culpabilité. Lorsque la mort s'invite dans ma vie, je me demande toujours, ai-je assez aimé ?, et en ce qui te concerne, la réponse pour moi est clairement non (pour des tas de raisons qui n'ont rien à faire ici).

Je suis rentrée de vacances inquiète, fébrile, sans comprendre pourquoi, alors que tout allait bien dans ma vie. Mon âme savait. J'écris ces mots, même si je t'avoue que pendant quelques jours, j'ai vraiment douté de l'âme, et dû interroger ma foi et tout ce tralala. Les 3% de doute, de peur de la mort, de l'absence, de la séparativité, je les ai pris en frontal. Jusqu'à hier soir. Je suis sortie acheter des fleurs, une amie m'a pris sous son aile, il y a eu la cérémonie de Pierre au cœur de la nuit, tous ces rêves où tu es présent qui disent que le mur n'existe pas, que je peux choisir de regarder au-delà. J'ai alors senti une molécule de paix, une molécule de joie qui réémergeait au fond de moi. Un tressaillement infime. La vie repart. C'est bien comme ça.

Oh Guy, Guy, Guy... J'ai bien conscience qu'avec ton départ, je rejoue les autres morts de ma vie. Mon papa, lors de ma trentaine, mon ex-compagnon lors de ma quarantaine, et là, toi, pour ma cinquantaine. A chaque fois, de nouvelles prises de conscience, de nouveaux cheminements intérieurs. Je sais que tu m'invites clairement à ça, comme tu m'y as toujours invitée. Sous le choc, j'ai relu un mail que tu m'avais envoyé après le Bataclan et je le redis et j'entends ton rire, et ta voix qui dédramatise et qui me parle :

"On fait ce que tu as toujours fait et que tu fais tous les jours : tendre la main, apprécier les différences, cultiver l’inclusion et la fraternité humaine, sortir des préjugés.

Veiller sur nos états intérieurs, faire circuler la joie, la paix, l’amour en soi.

Être dans une sereine compassion (apporter de la lumière sur les situations) plutôt que dans une empathie qui mène au désespoir à force de s’identifier à celui qui est dans le malheur.

S’indigner, s’engager où l’on peut, mais dans la sérénité, pas dans la division.

Que faire d’autre que ce qui est toujours juste de faire ?

C’est le Chemin de Compostelle chaque jour, chère pèlerine."

Je repense alors à ce moment où tu es venu me consoler avant de t'envoler pour la Nouvelle-Zélande, à ta présence surprise avant mon départ pour Compostelle, à ton dernier anniversaire, à Saint-Barth bien-sûr, à Cabourg, à Saint-Pierre et Miquelon, je pense à tous ceux qui t'aiment, à Nicolas, à Pierre, à Marie-Lise, à Victoire, à Nicole, à Jacques, à Hervé, à Camille, et tous ces autres que je ne connais pas et qui pleurent aussi aujourd'hui. Je pense à David (Servan-Schreiber) qui avait, comme toi, beaucoup (trop?) donné : ni l'un ni l'autre, vous n'avez ménagé votre peine, pour offrir, partager, quitte à parfois vous oublier. Tu me témoignais de ton épuisement, de ta lassitude quelquefois à courir les routes, nous nous frictionnions à cause de ça, car je voulais que tu te ménages et tu ne te ménageais pas. Je te donnais alors mes remèdes, mes potions de fée, sans être dupe non plus. Je me souviens surtout de cette dernière conversation, tard dans la nuit, où tu me disais que tu ne savais pas si tu allais supporter tous ces évènements qui t'attendaient, ces malades, ces morts, si tu allais parvenir à faire face. Dans ma confiance naïve et un peu imbécile, je n'ai pas su, pas voulu t'écouter. Je ne savais pas que c'était la dernière fois que je je te voyais.

Je viens de tirer deux cartes des anges, la première parle de "discernement", l'autre de "naissance". Je pense que le message est clair. Je repense à mon fils, tout petit, alors que nous parlions de quelqu'un d'important dans nos vies qui avait disparu, et qui m'avait dit : "Ne t'inquiète pas, maman, il est parti vers la lumière". Je te souris à travers mes larmes, je ne m'inquiète pas. Tu es parti vers la lumière.

Visuel : Victoire Theismann pour Butterfly, Saint-Barth, été 2014.

lundi 31 octobre 2016

Mon nouveau livre, mon premier roman : Le commencement de la fin


Je suis à la fois émue, enthousiaste, intimidée... J'ai le trac, c'est certain.
Je viens de publier mon premier roman, un livre auquel je tiens profondément. J'ai parfaitement conscience qu'il n'est pas parfait, je ne prétends pas pouvoir me confronter aux plus grands. 
Et pourtant, malgré ses maladresses, je l'aime vraiment. 
C'est un livre qui parle de ce que je crois, de ce que je porte. Autrement. 
C'est un livre qui nous interroge tous, sur la vie que nous menons, sur les choix que nous faisons. Et surtout sur ceux que nous ne faisons pas.

 Il commence comme ça :

"La fin est proche.
Le compte à rebours a commencé.
Je sursaute brusquement dans mon lit. Qui a crié ? Je m’assieds. Retrouver mes esprits. Respirer. D’abord penser à respirer. Surtout, ne pas paniquer.
Rien. Pas un bruit. Dehors, le silence est immense.
J’ai peut-être rêvé. Juste un mauvais rêve.
Impossible, c’est sûr, de me rendormir. A quoi bon essayer ?


L’homme de la Sécurité Civile est passé en début d’après-midi. La majorité des gens d’ici était déjà partie. Il n’arrêtait pas de répéter qu’il fallait évacuer la ville avant vendredi. Vendredi ? Ça fait toujours deux jours. « … Mais le plus tôt sera le mieux, a-t-il ajouté. Il faut que nous puissions assurer votre sécurité ». J’ai ri. A tort peut-être. Je n’imaginais pas ce petit homme en train de me protéger. « Le plus tôt sera le mieux », répétait-il avec cet air sérieux que les circonstances exigeaient. Pour autant, il était incapable de répondre à la moindre question. Il ne savait rien. Personne ne savait rien. Ni ce qui se passait. Ni où il fallait aller. Juste qu’il fallait partir. Fuir. (...)"

Pour moi, il s'agit d'un roman initiatique, d'un parcours de vie, d'un chemin d'évolution. Au début,  l'héroïne se trouve en effet plongée dans une situation qu'elle n'avait absolument pas anticipé : Comment réagir lorsque le monde tel qu'on l'a toujours connu, s'effondre ? Comment faire quant tout s'arrête ?


Un livre qui ne manquera pas de vous interroger, du moins je l'espère, pour mieux vous emporter. Une épopée de "nature-fiction" qui nous questionne sur nos vies et sur la "soit-disante" modernité.

Vous souhaitez m'aider ? Vous pouvez déjà tout simplement "liker" la page FB du livre et même l'y acheter directement. Et ensuite, s'il vous plaît, n'hésitez pas à partager votre enthousiasme sur Amazon, FB, ou sur votre blog, enfin sur tous ces trucs modernes qui nous aident à nous faire connaître auprès de ceux qui nous sont proches et que l'on ne connaît pas (encore)...

Douillettes bouillottes

Peu de personnes le savent : la bouillotte fait intégralement partie de notre mode de vie en naturopathie ! Impossible de s'en passer, tout au moins lorsque les températures commencent à dégringoler ! Sur le foie (qui n'aime rien tant que la chaleur), le plexus solaire, sur les pieds... A votre tour, redécouvrez-les !




1 – La Bouillotte Flower Power d’Incidence Paris, mettra comme un air happy dans votre vie (11,90€ +3,90€ de frais de port).

2 – Cet ours tout doux proposé par Hunkemöller se fait câlin pour nous réchauffer (17,99€ + 4,95€ de frais de port).








 
3 -  Cette peluche bouillotte est un agneau de chez Douce Bouillotte, garni de grains de blé et de fleurs de lavande. Elle est prête en 2 minutes, au micro-onde ! (22,50€ + 4,95€ de frais de port). 





  
 
4 – Cette bouillotte Polka tricotée grise, de Maisons du Monde se fait élégante et sobre (9,99 €, Disponible uniquement en magasin).






5 – Cette bouillotte pour enfant Barbapapa, de Cooper, donne juste envie de la prendre dans ses bras (27,90€, en pharmacie).









 
6 – Cette petite bouillotte Coeur en vichy est garnie de noyaux de cerises et se réchauffe au micro-onde (9,90€ + 9€ de frais de port).








Do it yourself !
Les noyaux de cerise ont la propriété d'accumuler de la chaleur et de la restituer lentement grâce à leur forte inertie thermique (supérieure, paraît-il, à l'eau des bouillottes). Et leur léger parfum de cerise, une fois réchauffé, apporte un agréable arôme naturel ! On peut les acheter tout prêts, lavés, brossés et séchés. Vous choisirez alors un tissu en coton ou en lin, pour les envelopper. Sachant que la bouillotte in fine ne doit pas être trop remplie ni trop compacte. En général, on compte : 200 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 10 cm ; 400-500 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 20 cm ; 600-800 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 30 cm. Ensuite, pour la chauffer, vous placerez votre bouillotte au micro-ondes (pendant 2-3 minutes 360 watt maximum), sur un radiateur (remuer de temps en temps pour chauffer uniformément), à côté d'un poêle ou dans un four traditionnel (7-8 minutes maximum en la surveillant bien). Tester la chaleur et réchauffez-vous comme vous le souhaitez (8,80 euros).


samedi 1 octobre 2016

Un chemin en naturopathie

Petite fille, je voulais être herboriste. On m’a vite dit que cela n’existait pas, que cela n'existait plus, qu’il fallait être pharmacien si l'on voulait soigner avec les plantes. Mais pharmacien, je ne voulais pas. C’était herboriste, ou faire de l'acupuncture éventuellement. Ce ne fut rien de tout cela. 

Après mon bac – scientifique – j’ai fui les prépas pour faire des études de théâtre, puis de la mise en scène. Rien à voir. C’est pourtant à ce moment là que j’ai lu mon premier livre de naturopathie. Un livre de poche que j’ai toujours, que j’ai adoré. A l’époque, j’ai aussi lu Médecine des trois corps, tous ces livres là, ils m’ont bouleversée. Mais c’était en même temps trop loin de moi, de mon milieu où l’on est polytechnicien de père en fils ou fille, où HEC est un second choix et où lorsqu’on fait science-po, on est un raté... Au moins le théâtre était une rupture radicale, je me suis lancée à cœur perdu dans cette vie à contre-courant. J’ai quand même vite vécu avec un ostéopathe, à l’époque où l’ostéopathie était en plein flou juridique, je connais bien ces combats, puis avec un professeur de pharmacie. Le soin des autres était proche de moi, mais pas pour moi.

Lorsque j’avais vingt-neuf ans, on a trouvé le même mois un cancer chez mon père et chez ma mère. Toutes mes lectures d’étudiantes me sont revenues à l’esprit. Je me suis replongée dans Kousmine, une méthode alternative de santé naturelle. Mon père a tout testé, expérimenté. Trop tard. Il est décédé. Puis j’ai été enceinte, Kousmine toujours. Dès que je m’éloignais d’un mode de vie sain, naturopathique dirions-nous aujourd’hui, et surtout de cette pensée holistique qui me passionne, la vie m’y a ramenée. Lorsque j’ai commencé à travailler à Psychologies Magazine, c’est ma chef de service, Patricia, qui m’a fait enquêter sur tous ces sujets et qui m’a poussée à les approfondir. J’ai beaucoup de chance. 

La première fois que je suis allée au Cenatho - une des grandes écoles parisiennes de naturopathie -, c'était pour interviewer Daniel Kieffer, son directeur, sur les monodiètes, et j’ai vu affiché (à l’époque, c’était écrit au gros feutre sur une affiche un peu bancale) les conseils de saison à suivre pour être en santé... Je me revois aussi lire le Guide de la Revitalisation de ce même DK que j’avais reçu en service de presse, j’étais dans un train vers Saint-Malo pour aller tester une thalasso, j’avais envie de dévorer ce livre, j’en ai “stabiloté” la moitié... Je ne me sentais pas capable de devenir naturopathe, de faire un tel virage pourtant. Pas encore. J’étais une (petite) “star” dans mon métier, je n’étais pas encore prête à y renoncer... 

Il a fallu la crise du milieu de la vie, en vrai, en total, en grand, "à intensité haute", comme le dit mon amie Françoise Muhr* (*elle est l'une des spécialistes françaises de cette CMV), pour que j’aille faire un stage de chamanisme : le mot naturopathie revenait toujours tout le temps, c’était curieux et très clair. Dès mon retour, je me suis inscrite au Cenatho. Mon compagnon, le prof de pharmacie, a très mal vécu ce bouleversement, on s’est séparé. Il est mort depuis, que la paix soit avec lui... Je le dis souvent, ces quatre années d’études ont été autant d’années d’initiation. J’ai joué le jeu autant que j’ai pu. J’ai créé beaucoup d’autres choses parallèlement (un site internet, mes premiers livres....). Mais toujours dans cet esprit holistique qui constitue la base de la pensée naturopathique. J’avais trouvé la couleur de ma route. Il est évident que cellulairement, énergétiquement, karmiquement, cette période m'a métamorphosée.

L'examen final de naturopathie a peut-être clos ma première partie de ma vie. Ce n’est qu’après que j’ai pris conscience de l'importance de ce moment, de tout le reste, toute cette route, tous ces morts qui étaient là et que je ne voyais pas.  Il y a tant de choses, tant de ruptures, tant d’évènements qui m’ont amenée à ce jour-là, tant de fantômes présents de manière consciente et inconsciente, cela ne pouvait être autrement.

Depuis ma pratique a changé, évolué, elle s'est beaucoup transformée... Mêlant naturopathie et psychothérapie, travaillant toujours et plus sur moi, pour me sentir digne, apte, autorisée à accompagner d'autres humains sur leur route. Aujourd'hui, je vis la vie qui me ressemble, une vie toujours intense, parfois douloureuse, le plus souvent joyeuse. Une vie paisible aussi paradoxalement, pleine de projets et de confiance. Une vie qui ne cesse d'emprunter ce "chemin de la nature" que j'aime (comme on peut traduire aussi le terme de "naturopathie"...) et qui m'est essentiel. De plus en plus. 

Je ne dirai pas que je pratique la naturopathie. Non, je la vis. Je mange naturopathe, je bois naturopathe, j'écris, je jardine naturopathe, j'aime, je pense naturopathie. C'était ma voie, ma destinée. Une chemin jamais terminé...

samedi 3 septembre 2016

Jamais sans mon huile de coco !

Cette huile au goût des îles peut nettement contribuer à ensoleiller votre fin d'été : Saviez-vous que vous pouvez en profiter en guise de beurre, de dentifrice et même de soins cosmétiques ? Pour ma part, impossible de m'en passer...

Dans la cuisine. En plus d'ajouter une touche d'exotisme à nos petits plats, elle est super simple à utiliser. Solide à température ambiante, l'huile de coco se liquéfie aux environs de 25°C. On l'achète sous forme de pâte blanche en pot dans son magasin bio préféré.
  • Chaude, elle est idéale pour frire ou faire sauter des légumes, car elle supporte sans souci les hautes températures (mieux que l'huile d'olive). 
  • Froide, elle remplace délicieusement le beurre sur une tartine. Et peut même le remplacer dans certaines pâtisseries, comme les pâtes à tarte ou les gâteaux.
  • Sans danger pour notre cœur ni pour notre ligne. Contrairement à ce que l'on a longtemps cru, les acides gras qu'elle contient, s'ils sont saturés, sont dits à chaîne moyenne (on parle de TCM, pour Triglycérides à chaîne moyenne). Très bien assimilés par l'organisme, ceux-ci ne sont pas stockés dans nos tissus adipeux ! Et ils semblent même augmenter la dépense de calories au repos de l'organisme.
  • Protectrice du cerveau. En fait, lorsque l'on mange des TCM, ils sont directement métabolisés par le foie, se transformant alors soit en énergie (si vous en avez besoin), soit en cétones, lesquels vont protéger votre cerveau (on pense aujourd'hui que l'huile de coco préviendrait l'épilepsie, mais surtout la maladie d'Alzheimer).
  • Favorable à l'équilibre intestinal. Parmi ces acides gras, l'huile de coco contient 50% d'acide laurique, capable de tuer des microbes, des virus et des levures comme les célèbres staphylocoque doré ou candida albicans.
  • En revanche, elle contient peu de nutriments (juste un peu de vitamine E). Il s'agit donc quasiment de graisse pure. Si vous pouvez donc l'utiliser à la place du beurre et d'autres graisses saturées, n'en abusez quand même pas. Ce n'est pas une friandise !

Dans la salle de bain. On peut également en bénéficier, car elle possède des qualités pour la peau, les cheveux et même les dents !
  • Une étude a montré que cette huile est capable de détruire une bactérie -  le streptococcus mutans - qui adhère aux dents et attaque leur émail. On peut l'utiliser de deux manières. Soit en en faisant son dentifrice maison - en mélangeant 4 CS d'huile de coco que vous pouvez poser sur un radiateur pour qu'elle soit plus liquide et faciliter le mélange, 2 CS de bicarbonate de soude et 1 goutte d'huile essentielle de tea-tree (vous pouvez éventuellement ajouter 1 goutte d'huile essentielle de menthe pour le goût si vous en avez envie) - ; Soit en malaxant dans sa bouche (après vous être lavé les dents) 1 cuillerée à soupe d'huile de coco (celle-ci se liquéfie immédiatement en bouche). On la garde aussi longtemps que possible (entre 5 et 20 minutes).
  • Pure, vous l'utilisez pour assouplir et nourrir votre peau, surtout si celle-ci est sèche (sur le visage comme sur le corps). En plus de l'adoucir - et de la faire sentir délicieusement bon -, elle va légèrement la protéger des rayons du soleil (bloquant en effet 20% des ultra-violets) ; 
  • En masque pour les cheveux : vous allez en enduire votre chevelure, la recouvrir éventuellement d'une serviette chaude, puis garder l'ensemble aussi longtemps que possible (jusqu'à une nuit entière si vous avez les cheveux très secs). Gainante, cette huile exotique va restructurer l'extérieur de la fibre capillaire.
Coco ou Coprah
Pour être de bonne qualité, l'huile de coco doit provenir d'une noix de coco fraîche. Si, au contraire, la noix a été séchée puis traitée dans une raffinerie, le résidu de sa chair pressée, puis blanchie est appelé coprah : on en fait alors une huile de médiocre qualité, au goût assez rance, que l'on va retrouver dans de nombreux produits alimentaires industriels. Comment ne pas vous tromper ? C'est simple, c'est indiqué sur l'emballage ! Lorsque vous l'achetez, il doit être écrit "huile de coco vierge de première pression à froid" (choisissez-la également équitable). Celle-ci possède une agréable odeur de noix de coco.

"Pour ma part, je l'utilise à la place du beurre, lorsque je mange des tartines. Ou dans certains gâteaux auxquels elle donne un goût délicieux. J'en mets aussi régulièrement une cuillerée à soupe dans mes smoothies matinaux. J'en fais enfin des cures pour préserver ma santé buccale". Et vous ?


Never without my coconut oil !
This oil, with its taste of islands can significantly contribute to brighten your late summer: Did you know that you can enjoy it as a butter, toothpaste and even cosmetic treatments ? I for one cannot do without it ...

In the kitchen. In addition to adding an exotic touch to our dishes, it is super simple to use. Solid at room temperature coconut oil liquefies at about 25 ° C. You can bought that white paste in your favorite organic store.

  •     Hot, it is ideal for frying or sauté vegetables because it supports high temperatures (more than olive oil).
  •     Cold, it replaces deliciously butter on bread. It may even replace it in some baked goods such as pie crusts or cakes.
  •     It is safe for our heart and our line. Contrary to what we have long believed, the fatty acids it contains, if they are saturated, are called medium chain (known as TCM, Medium Chain Triglycerides for). Very well assimilated by the body, they are not stored in our fatty tissues! And they seem even increase spending calories at rest of the body.
  •     It also protects the brain. In fact, when we eat TCM, they are directly metabolized by the liver, turning it then in either energy (if you need it) or ketones, which will protect your brain (we now think that coconut oil would prevent epilepsy, but especially Alzheimer's disease).
  •     It supports intestinal balance. Among these fatty acids, coconut oil contains 50% lauric acid, capable of killing bacteria, viruses and yeast as the famous Staphylococcus aureus or Candida albicans.
    However, it contains few nutrients (just a little vitamin E). So it is almost pure fat. If you can use it in place of butter and other saturated fats, do not overdo still not. This is not a treat!


In the bathroom, one can also benefit because it has qualities for the skin, hair and even teeth!

  •     One study showed that this oil is able to destroy bacteria - Streptococcus mutans - that adheres to teeth enamel and attack them. It can be used in two ways. Either by making your homemade toothpaste - by mixing 4 tablespoons of coconut oil you can put on a radiator to be more liquid and easier mixing, 2 tablespoons baking soda and 1 drop of essential oil of tea-tree (you can optionally add 1 drop of essential oil of mint for flavor if you feel like it) -; Either by mixing in his mouth (after washing your teeth) 1 tablespoon of coconut oil (it liquefies immediately in the mouth). It also keeps the long as possible (between 5 and 20 minutes).
  •     Pure, you use it to soften and nourish your skin, especially if it is dry (for face on the body). In addition to soften - and felling deliciously good - it will slightly protect from sunlight (in fact blocking 20% ​​of ultraviolet);
  •     In hair mask: you go coat your hair, cover possibly a hot towel and keep together as long as possible (even overnight if you have very dry hair). Bandage, this exotic oil will restructure outside of the hair fiber.

Coconut or copra?
To be of good quality coconut oil must be from a fresh coconut. If, however, the nut is dried and then processed in a refinery, the residue of pressed flesh and bleached is called copra is then made to an oil poor quality, taste rancid enough, we will find in many industrial food products. How can we not go wrong? It's simple. It is indicated on the package! When you buy it, it must be written "Virgin coconut oil cold pressed" (choose the fair also). It has a pleasant coconut smell.