vendredi 18 avril 2014

Dix clefs simples pour comprendre l’équilibre acido-basique



Un petit récapitulatif pour ceux qui ne comprennent toujours rien à l'équilibre acido-basique. Ou, pour en finir avec ce qu'on peut lire sur le jus de citron...

1.     Les organes de notre corps possèdent un pH, qui doit rester en équilibre (autant que possible) afin que les réactions chimiques qui s’y déroulent puissent se faire de manière harmonieuse ;
2.       Avec le temps, mais aussi et surtout le stress, ainsi que notre alimentation, ce pH a tendance à s’acidifier ;
3.       Les reins, ainsi que les poumons (puis la peau en dernier recours) sont alors sollicités, afin d’évacuer les acides en excès. Mais ils peuvent parfois être débordés…
4.   Quand il peine à lutter contre cette acidification excessive, l’organisme « pioche » dans ses réserves en minéraux alcalinisant afin de tamponner cette acidité (les cheveux, les ongles, les dents, et surtout les os, en font alors les frais) ;
5.   Cette acidose si elle persiste finit par impacter le terrain de la personne, entraînant fatigue, inflammation, douleurs articulaires, problèmes cutanés, nerveux, ainsi que la prolifération des bactéries et champignons de tous ordres ;
6.       S’il est difficile de lutter contre le vieillissement, il est possible de limiter son stress et surtout d’agir sur son alimentation. L’objectif ? 30% d’aliments acidifiants, 70% d’aliments alcalins. Même si, pour être honnête, c’est là que les choses se compliquent…
7.    Certains aliments sont alcalinisant, c’est-à-dire qu’ils libèrent des bases dans le corps et tout va bien ! Les farineux (pomme de terre, patate douce, châtaignes…), les légumes verts (sauf oseille et épinards cuits), les jus de légumes, les graines germées, les bananes, les avocats, les fruits doux et mûrs (pommes, poires), les amandes, les noix du Brésil, le lait d’amande, les algues marines…, sont donc bénéfiques pour tout le monde ;
8.   Certains aliments sont acidifiants, c’est-à-dire qu’ils libèrent des métabolites acides dans le corps lors de leur transformation (la plupart du temps au moment de la digestion) : C’est le cas de la quasi-totalité des protéines, et de la quasi-totalité des glucides (sachez quand même que plus les produits, céréales ou sucres, sont complets et moins ils sont acides). S’il est hors de question de s’en passer, il importe d’en limiter la quantité consommée ou des les associer avec les aliments alcalinisant cités précédemment afin de réduire leur impact. Notez que la majorité des aliments industriels et raffinés sont des sources importantes d’acides (par carence en vitamines et oligo-éléments), en particulier le café, le chocolat, les sodas, les friandises… Le manque d’activité physique, le sport trop intensif, les nuits trop courtes et le manque d’oxygénation constituent également des facteurs d’acidification.
9.      Certains aliments sont acidifiants pour certaines personnes, mais pas pour tout le monde ! L’exemple le plus connu (et discuté) est le jus de citron. S’il est riche en minéraux (son indice PRAL est effectivement positif, ce qui fait parfois dire qu’il est alcalin), il contient aussi beaucoup de composés acides. Or de nombreuses personnes présentent ce que l’on appelle un déficit métabolique, c’est-à-dire qu’elles ne parviennent pas à neutraliser de tels acides par les voies physiologiques et ne pourront le faire qu’en prélevant des bases dans leurs tissus, en particulier osseux. Ces aliments peuvent donc être fortement déminéralisant : les agrumes, les fruits rouges, la choucroute et les légumes lactofermentés, le vinaigre, le vin blanc, le Champagne, le cidre, le miel…
10.   Comment savoir si l’on souffre d’un tel déficit métabolique ? En naturopathie, on parle de profil « neuro-arthritique ». Vous êtes probablement concernés si vous êtes frileux, si vous avez des dents de médiocre qualité, si vous avez tendance à perdre vos cheveux, si vous souffrez de douleurs articulaires, ou de maladies en "ite" (tendinite, arthrite...), si le stress vous fait maigrir, si vous êtes plutôt grands et fins…