samedi 28 mars 2015

Oui, j'ai la trouille, pas vous ?

L'une de mes amies m'a envoyé un texto hier soir soulignant son désarroi face à la grande violence que venait de subir l'un de ses proches. Et face à ça, je n'ai pu que lui répondre que moi aussi, j'avais peur. Que selon moi, la question n'était pas de ne pas avoir peur, mais bien ce que nous étions capable de faire avec elle... Malgré tout. Et avec le sourire.

Oui, j'ai la trouille, lorsque je vois le monde tel qu'il est, que des hommes sont capables de faire s'écraser des avions volontairement, ou de tuer d'autres hommes pour des caricatures, oui des caricatures, et qu'alors on se dit, personne n'est à l'abri de toute cette folie. Pas même nos enfants.

Oui, j'ai la trouille, lorsque des multinationales ont l'air de faire ce qu'elles veulent, couvertes par la lâcheté des politiques, juste pour de l'argent, juste pour des profits, contre notre santé, contre notre humanité, contre la vie, la nôtre et celle des autres espèces vivantes, contre la planète. Honnêtement, je n'en reviens pas qu'il existe des êtres humains capables de vivre comme ça.

Oui, j'ai la trouille lorsque j'apprends, a posteriori, certains évènements de la vie de mes proches ou de mes patients, et que je ne peux que me lever et les saluer, bravo, vous êtes toujours vivants, vous êtes le courage et la détermination incarnées, merci de toujours exister et de ne pas avoir pris d'une manière ou d'une autre la poudre d'escampette. Merci d'être restés ici à nos côtés.

Oui, j'ai la trouille, lorsque je vois la pollution de l'air, la pollution de l'eau, la pollution de notre alimentation (même parfois bio), mes parents qui ont tous les deux eu un cancer, et tant de proches aussi, et qu'il faut quand même prendre soin de soi, jour après jour, et y croire, sans illusion, avec humilité, que je suis actrice de ma santé et que je fais le choix (si Dieu le veut) que cette saloperie ne passera pas par moi.

Oui, j'ai la trouille, lorsque je me suis fait littéralement spolier par l'un de mes ex-compagnons qui m'a ensuite dit, tu me faisais tellement confiance que je savais que je pouvais faire tout ce que je voulais, que son immaturité affective a dû alors faire écho à la mienne, que j'en paie toujours les pots cassés et que ça me bloque encore dans ma vie aujourd'hui et qu'il a fallu ensuite tout réapprendre, à m'aimer, à aimer, et surtout apprendre ce que je n'avais pas su, faire rimer confiance et discernement, et que ce n'est pas si simple finalement.

Oui, j'ai la trouille, parce que je vais partir presque trois mois à la fin de ce printemps en pèlerinage sur le légendaire Camino, et que cela représente un risque énorme, de fermer le cabinet, de vivre sur mes dernières économies, de prendre seule la route, et que pourtant je n'ai pas le choix, c'est quelque chose qui me dépasse, qu'il faut que je fasse, pour moi, aller au bout de quelque chose, de mes peurs et de mes envies. Mais je vous jure que je ne serai pas fière dans le train pour partir, avec mon petit sac à dos, mon jus d'herbe et mes réserves de graines germées (car on ne peut pas non plus renoncer à qui on est) ! C'est comme si je connaissais déjà le goût des larmes que j'allais verser, mais aussi comme si c'était le prix à payer (pour moi en tous cas) et la joie à inventer, pour accéder à la pleine dimension de qui je suis, à ma véritable humanité.

La question n'est pas d'avoir peur, ou pas. Vivre est risqué, profondément engageant... Et je n'ai pas envie de ne pas vivre. Et encore moins de vivre à moitié. Alors oui, j'ai la trouille. Et j'y vais. J'y retourne même. Je prends le risque. Je choisis de faire confiance. Oui, je choisis la confiance, malgré tout ça et tout le reste. Et j'avance, parfois la boule au ventre, parfois les larmes aux yeux. Et plus j'avance, plus la route se dégage, plus je suis heureuse d'y être allée. Plus j'avance, plus c'est facile d'avancer. De retrouver l'amour et la sérénité, d'accepter les autres comme ils sont, de célébrer la vie et de l'aimer. Et d'inventer des défis à la mesure de son incommensurable beauté.

Je persiste à penser que nous sommes tellement privilégiés. Je persiste à penser que la vie veut le meilleur pour nous, pour moi. Moi qui ai l'incroyable prétention d'accompagner d'autres êtres humains sur leur chemin, comment pourrais-je rester dans ma coquille sous prétexte que j'ai peur, comment pourrais-je résister à ce qui m'appelle, serait-il envisageable de ne pas vivre mes désirs, et m'enfermer dans une petite vie bien balisée, sécurisée, contrôlée, "caisse-d'épargnée". Je me suis si souvent trompée. J'ai parfois tellement peur, si vous saviez. Je suis pleine de cicatrices, mais aussi riche des milles vies que j'ai déjà vécues, de tous ces amis qui me tiennent la main et qui savent me réconforter lorsque j'en ai besoin, riche de tout cet amour reçu, cet amour donné. Oui, j'ai la trouille. Je peux le dire, et même avec le sourire.

Pour toi Murielle, pour toi Astrid, pour toi Maman, pour toi Emmanuelle, pour toi Marie, et pour toi B. aussi...

(Visuel : Fotolia)

jeudi 26 mars 2015

L'exigence de cohérence

Il s'agit d'un de mes thèmes favoris, redondants : comment transmettre un message si l'on ne cherche pas à l'incarner soi-même ?

Je ne dis même pas, si on ne l'incarne pas soi-même... Nous sommes tous en chemin, et l'on n'est rarement arrivé à la quintessence de ce que l'on voudrait être : on peut écrire un livre sur l'amour et ne pas toujours exprimer l'amour au jour le jour. Humain, tellement humain... Mais notre engagement alors est bien d'essayer de le vivre autant que possible. Faire au mieux. Tendre vers. Il ne s'agit donc vraiment pas d'essayer d'aller vers ce que j'appelle "l'illusion de la perfection". Mais de donner le meilleur de soi dans la ou les directions que l'on s'ait choisies.

Difficile de diriger une marque de cosmétique bio et de rouler en 4x4 (sauf si nos conditions de vie l'exigent bien-sûr), difficile d'être militant écologiste et de manger n'importe comment, difficile d'être thérapeute et de ne pas prendre soin de soi... S'il n'y a pas d'obligation de résultats, il y a bien une obligation de moyen : "je donne le meilleur de moi", répète la psychothérapeute Nicole Aknin. Oh oui, c'est absolument essentiel.

Sinon, notre vie n'est que dispersion et perte de temps. Affirmer une chose et faire son contraire, c'est s'infliger à soi-même une double-contrainte permanente, et donc à terme générer de la dysharmonie et de la souffrance. Dont on est soi-même responsable pour soi...

Cela pose d'ailleurs la question du mensonge, mais le pire mensonge qui soit, le mensonge que l'on se fait à soi-même. Déjà, je pense que le mensonge que l'on inflige aux autres est un énorme voleur d'énergie : Avons-nous encore dix ans que l'on ne soit pas capable d'assumer nos actes et l'on se sente obligé de les travestir ? Mais le mensonges vis-à-vis de soi va au-delà de ça : c'est passer outre son ressenti, ce sentiment de dissonance intérieure et persister malgré tout dans nos affirmations, nos actes, nos choix. Parce que l'on n'est pas capable, parce que l'on a peur d'aller au-delà. Nul jugement dans mes propos, je suis si bien capable comme les autres de "m'auto-enfumer" : la vie en revanche m'a rarement laissé m'embourber très longtemps dans mes illusions...

Un tel processus est encore pire lorsque l'on écrit, que ce soit dans un blog ou dans des livres. Je crois beaucoup à la puissance de l'écriture, qu'elle soit thérapeutique ou prospective : "Je veux quelque chose, je l'écris", pourrait être mon leitmotiv. Car l'étape d'après pourrait s'exprimer ainsi, "j'écris quelque chose, je l'incarne"... Bon gré, mal gré d'ailleurs. A nous donc d'être doublement vigilants dès que l'on inscrit quelque chose dans la réalité, et à la face du monde qui plus est.

Sans raideur mais avec rigueur, il importe donc de tenter d'ajuster nos actes avec notre parole. "Marche ta parole" disent les Accords Toltèques*. Faire ce que l'on dit, dire ce que l'on fait, écrire ce que l'on tente d'incarner, être impeccable, le plus entier possible. Accepter nos zones d'ombre, car elles font partie de nous, afin de les transformer en lumière au fil du temps, et non les nier, ce qui ne ferait que les renforcer. Mais faire avec, les yeux grands ouverts... "J'en suis là, je sais que j'ai une marge de progression, et je ne me décourage pas. J'y vais aussi, patiemment, tendrement, c'est la route que je me suis choisie. Je l'aime et je sais que je parviendrai à la parcourir. Petit à petit. "

Pour ma part, mon exigence de cohérence se situe au niveau de la transmission du bien-être (ce qui m'engage à prendre soin de moi donc mais aussi des autres et en particulier de mes proches, être là pour eux, les soutenir envers et contre tout), du respect de la planète (je passe ma vie à traquer les lumières allumées, à me faire violence pour rester le moins longtemps possible sous la douche chaude du matin...), et de la joie de vivre (célébrer la vie, même et surtout quand c'est difficile, un sacré challenge !). J'y travaille, je m'y attelle, je ne lâche pas, je persiste, j'insiste même lorsque les vents ne me sont pas favorables, j'avance, je recule, et j'avance encore. Peut-être qu'un jour ce sera (encore plus) facile, mais je reste soutenue, portée par cette croyance, que je serai bien incapable de délivrer un message si je ne l'expérimentais pas, si je n'irradiais pas moi-même son énergie... Merci alors à vous de m'en donner la possibilité, de me soutenir par le fait même que vous me lisez.

* Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz (Editions Jouvence)

samedi 21 mars 2015

Ma destinée

Il n'existe pas de hasard, mais que des rendez-vous, disait Paul Eluard. C'est quelque chose qui saute au yeux lorsque l'on arrive comme moi au mitan de sa vie. L'on peut alors s'émerveiller à posteriori de l'incroyable cohérence du chemin parcouru. 

En ce moment où je me réjouis tant d'accompagner les gens, d'une manière ou d'une autre, afin que leur parcours se fasse avec le plus de joie et de légèreté possible, je ne peux que me souvenir à mon tour, de ces moments, de ces rencontres, de ces enseignements qui ont donné à ma vie sa saveur singulière...

Je me souviens que j'ai d'abord rêvé d'être fermière, puis surtout herboriste, et enfin acupunctrice, autant de métiers qu'il était difficile voire impossible d'exercer en France il y a une trentaine d'année... On me disait qu'il fallait que je devienne pharmacienne et que je rétorquais que cela n'avait rien à voir. Je pense toujours que cela n'a rien à voir...

Je me souviens de l'herboristerie de Milly-la-Forêt où l'on s'arrêtait après avoir fait de la randonnée dans la forêt de Fontainebleau, je me souviens que je voulais soigner toute ma famille avec des plantes, que je n'arrêtais pas d'en acheter et que je les gardais dans des boîtes à thé en métal. Je n'avais pas quinze ans. Cette herboristerie existe toujours. J'adore encore m'y rendre, et j'ai toujours envie de la dévaliser !

Je me souviens de mon amie de lycée, Véronique, qui m'a fait découvrir la macrobiotique et ce livre Cuisine pour une vie nouvelle (j'ai toujours ce livre chez moi, même si je suis beaucoup plus critique au sujet de ce régime alimentaire). Je me souviens avoir essayé de faire du tofu chez mes parents. Ma maman s'en souvient aussi probablement. On a fini par tout jeter dans les toilettes ! Pas si simple de faire de la cuisine autrement !

Je me souviens des premiers magasins bios qui me faisaient tellement rêver, de ma tante qui faisait du Kéfir dans sa cuisine, du restaurant Le bol en bois où j'adorais aller, même si les clients ne respiraient pas la joie de vivre, c'est certain. Et je me disais, ce monde est fait pour moi. Il l'était.

Je me souviens du moment précis où j'ai décidé d'arrêter la pilule (suite à la mort de mon papa d'un cancer), me disant que j'en avais fini avec cet univers de la chimie. Je me souviens aussi que la vie m'a fait mettre de l'eau dans mon vin et que parfois la chimie, c'est aussi la vie, en tous cas la guérison de ma belle-fille et qu'il a bien fallu que j'apprenne, toute passionnée que j'étais, que rien n'était tout noir ni tout blanc, et que l'on pouvait concilier, faire cohabiter différents principes, différentes connaissances. Et que la solution était probablement dans cette direction, la voie du milieu, la troisième voie.

Je me souviens du premier livre de naturopathie que j'ai acheté (je l'ai toujours aussi), je n'étais pas majeure, je pense. Je me souviens m'être dis, c'est trop tôt, jamais mes parents n'accepteront que j'exerce un métier si "spécial". Je ne leur en avais même pas parlé. Ils auraient peut-être accepté. Ils m'ont toujours soutenu dans mes rêves et mes projets. C'était sûrement trop tôt pour moi.

Je me souviens du premier article que j'ai fait sur la naturopathie à Psychologies. Je me souviens du service pub qui est monté nous voir pour nous demander si ce n'était pas une secte... Je me souviens que nous avions bien ri, Patricia et moi. Elle, qui a longtemps été ma chef pour ce journal, m'a fait faire des papiers qui ont clairement orienté ma vie, comment se revitaliser, comment se détoxifier, les vertus du jus d'herbe, des thématiques naturopathiques s'il en est... Je lui dois beaucoup et lui suis tellement reconnaissante de tout ça.

Je me souviens aussi de Violaine, aujourd'hui psychothérapeute et qui bossait également à Psycho à l'époque, de ce jour où je la croise dans l’ascenseur et où elle me dit, j'ai besoin que tu écrives un livre pour moi. Mon premier livre. Aujourd'hui, j'en suis au neuvième ou dixième, je ne sais plus. Sans elle, sans ce bel hasard... A l'époque, j'étais prête, j'avais envie, mais je pensais que je n'aurai ni le temps, ni les idées, ni la légitimité. Violaine a été le bon ange qui m'a permis d'y accéder. Tout s'emboîte tellement bien, c'est impressionnant.

Je me souviens de cet instant tout aussi précis, où à force d'interviewer des naturos et d'être frustrée de ne pouvoir leur poser toutes les questions que je voulais, je me suis dis, tant pis, j'y vais. Je me souviens de la tête de mon compagnon de l'époque, professeur de pharmacie, lorsque je lui ai partagé mon souhait de reprendre des études. En plus, de naturopathie ! Lui aussi est mort aujourd'hui. Paix à son âme et merci...

Je me souviens du jour de la rentrée. C'était au Cenatho, mon école de naturo. Je me souviens que je me suis dis que j'étais enfin à ma place, chez moi, à la maison. J'ai rencontré des frères et des sœurs, dont certains sont encore des amis tellement proches aujourd'hui. L'incroyable sensation d'être là où l'on doit être. L'année suivante je reprenais des études de psychothérapie, grâce à Victoire, une autre magnifique fée qui me fait la joie d'être mon amie. Depuis je n'ai cessé de me former. Apprendre encore et toujours. De passions en passions. Incapable de m'arrêter. Ma destinée.

Visuel : Fotolia


dimanche 15 mars 2015

Premiers ateliers d'alimentation vivante

Visuel : Fotolia
Parce que l'on a hâte de partager avec vous tout ce que l'on a expérimenté au centre Ann Wigmore, parce que c'est bien plus facile de mettre la main à la pâte que de lire tous les livres de la terre, parce que c'est en s'amusant, en testant, en goûtant que l'on peut inviter de nouvelles habitudes dans notre existence, Mila et moi, nous sommes heureuses de vous proposer de venir participer à nos premiers ateliers d'alimentation vivante.

Qu'allons-nous y faire ? Vous allez apprendre à faire du Rejuvelac, de la soupe Energy, du fromage végétal, du jus d'herbe, des snacks déshydratés, mais aussi découvrir les points importants à mettre en application immédiatement dans votre vie pour faire le plein de vitalité et d'énergie.

Ces ateliers auront lieu les jeudi 2 et 16 avril, de 19 à 22 heures dans le Centre de Paris (Métro : Grands Boulevards). Le prix est de 100 euros pour les deux ateliers et le nombre de participants au groupe est bien-sûr limité.

Le pari de François !

Perdre 20 kilos en 60 jours grâce à la naturopathie ! Tel était le pari que François m'avait proposé il y a quelque temps. Chiche, lui ai-je répondu ! Et c'était parti !

Visuel : Fotolia
Aujourd'hui, à mi parcours, il a déjà perdu 13 kilos ! Il faut dire qu'il a une volonté et une motivation à toute épreuve et qu'il ne rechigne jamais lorsque je lui propose de manger des choses plus ou moins folkloriques de mon cru.
Donc si son programme lui a été fait sur mesure, il a créé un groupe Facebook (PROJET SANTE - MOTIVATION& SOUTIEN) destiné à toutes les personnes qui veulent se soutenir et s'entraider afin de manger mieux, voire perdre quelques kilos en prime. Et ça marche ! Le tout est joyeux, respectueux, plein d'échanges extrêmement instructifs. N'hésitez pas à les rejoindre si vous avez envie d'aller au bout de vos défis.

Vous pouvez découvrir plein d'informations sur ce magnifique engagement sur cette page : http://projetsante.com/le-projet/guide-naturo/ .

Dix choses que j'ai apprises chez Ann Wigmore

L'Institut Ann Wigmore est un des plus important centre d'alimentation vivante aux États-Unis. Nous avons passé quinze jours là-bas, à assister à des cours, tout en suivant une cure draconienne. Le bonheur !

Premier résumé des découvertes que nous y avons faites.



La soupe Energy, matin, midi et soir...
1 - Porto-Rico est un état américain. Vous le saviez ? Moi pas. Et vu le nombre de personnes à qui j'en parle et qui l'ignorait, je constate sans honte que je n'étais pas la seule. Si c'est votre cas, vous finirez votre journée moins inculte ! Même si l'île bénéficie d'accords spécifiques, elle a changé de statut en 2012, suite à un référendum, pour devenir un état des États-Unis.
2 - Côté alimentation, on peut ajouter les contraintes quasiment à l'infini, et s'en sortir ! Là-bas, l'alimentation est cru, vivante, vegan, sans sel, sans sucre et... On peut se régaler. Si, si ! D'autant que plus nous sortions de nos territoires culinaires habituels, plus nos papilles étaient aux aguets, et parfois heureusement surprises des découvertes faites. Notre palette de saveurs n'a fait que s'étendre et ça, c'est très joyeux.
3 - Sans sel, on dégonfle... Vite ! Au bout de trois jours de ce régime sans une once de sel (ni de gomasio, ni de tamari, rien, sauf les sels minéraux naturellement contenus dans les végétaux), côté femmes, nous avions toutes dégonflées et n'avions surtout plus de cellulite. Youpi ! Il faut le voir pour le croire. Donc, même si ce n'est pas facile de se passer de sel, nous sommes les témoins vivantes que c'est payant côté bourrelets, peau d'orange et autres joyeusetés.
4 - Sans sucre, on perd la tête ! Notre cerveau consomme environ 5 grammes de sucre à l'heure. Donc, lorsque l'on coupe la source de sucre "facile" (y compris les fruits et les céréales, sauf germées), il lui faut quelques jours pour s'adapter (et ne s'approvisionner qu'aux glucides contenus dans les légumes). C'est assez drôle. On a la sensation de planer, on a du mal à finir nos phrases, et au final, on dédramatise tout... On finit quand même par retrouver nos marques et on n'a plus du tout envie de sucre.
Du vert à l'infini, certains midis en plus de la soupe Energy
5 - D'ailleurs, on n'a plus vraiment envie de se jeter sur la nourriture. Là où le jeûne avait constitué pour moi un effort, ici, on mange, mais on se désaccoutume rapidement de la nourriture en tant que doudou. J'adore le chocolat par exemple, mais je ne me suis pas jetée sur la première tablette venue (même raw) à mon retour. Au contraire. C'est comme si quelque chose s'était reprogrammée à l'intérieur de nous. En profondeur.
6 - La pratique au-dessus de la théorie. Rien ne vaut l'expérimentation. Donc, s'il y avait des choses que je connaissais ou sur lesquelles j'avais lu des trucs, j'étais rarement passée à l'action parce que je ne les avais pas intégrés : Fabrication du Rejuvelac, des laits et fromages végétaux... Là où je tâtonnais, maintenant je suis une pro ! D'autant que les informations que l'on trouve sur le net sont assez limitées, parfois erronées. c'est pour ça qu'on va tout de suite faire des ateliers pour enseigner aux gens ces découvertes, pour qu'à leur tour ils mettent la main à la pâte.
7 - Dans ce cadre, c'est possible d'être végétarien, voire végétalien. Si vous me lisez, vous savez que je passe ma vie à expliquer à mes patients et amis d'être vigilants à leurs apports protéiques (surtout lorsqu'ils sont fatigués). Lorsque l'on pratique l'alimentation vivante, ceux-ci sont vraiment sécurisés et il y a beaucoup moins de risque de carences (en oméga 3 également). A condition de respecter les règles du jeu, assez complexes (on en reparlera). Même si ce n'est qu'une question d'habitudes.
8 - On ne chouchoute jamais assez son côlon. Clin d’œil à notre professeur Carolyn, une vraie passionnée de nos intestins ! On connaît le rôle de ceux-ci pour notre immunité et notre santé, donc on en prend le plus grand soin. Ce qui signifie : apports permanents d'enzymes, de fibres, de probiotiques (par l'alimentation et non les compléments alimentaires), mais aussi lavements réguliers, hydrothérapie du côlon et même implants de jus d'herbe. Ah, ah, c'est effectivement particulier pour les néophytes, mais notre côlon mérite bien de tels égards (cet article est destiné à vous mettre l'eau à la bouche, si j'ose dire, toutes ces thématiques seront développées ultérieurement, donc si certains termes vous sont  étrangers, il n'y a pas lieu de paniquer...).
Jeunes pousses de blé prêtes à être coupées
9 - Le jus d'herbe est l'alpha de l'alimentation vivante, là où la soupe Energy en est son oméga. Il s'agit de jus d'herbe de blé, frais, que l'on prend le matin et parfois en début d'après-midi. Notre dose de chlorophylle, d'enzymes et de vitalité. Cela fait des années que je ne jure que par ce super aliment, là-bas, j'ai rencontré mes maîtres...
10 - Il faut cultiver notre jardin. Comme le disait si bien Voltaire, nous voilà aussi jardiniers en herbe pour avoir toujours sous les mains les aliments dont on a besoin au quotidien : jeunes pousses de blé, de tournesol, sarrasin, etc. On débute et c'est assez drôle, mais la pratique du jardin intérieur - indoor garden -, est aussi une manière d'inviter une belle énergie chez soi, de gérer son stress et de travailler sa patience.

samedi 14 mars 2015

Mon coup de coeur du jour : ma retraite yogique à Ibiza

Si je pratique au quotidien le yoga Ashtanga, je ne peux plus me passer d'une pratique régulière avec Laurence Schroeder, une incroyable prof qui propose un yoga puissant et élégant, mix de Vinyasa yoga, de yoga contact et acrobatique.

Rien de complexe dans tout cela, même si Laurence est une professeur exigeante, elle s'adapte au niveau de ses élèves. Quelle joie de savoir que je vais la retrouver pour une nouvelle "retraite yogique" comme elle dit, à Ibiza. Je sais, mes amis rient beaucoup lorsque je leur dis que je vais faire du yoga à Ibiza. Pourtant ce qui nous intéresse là-bas n'est pas la richesse de la vie nocturne (nous devons nous lever très tôt pour pratiquer au lever du soleil), mais bien  la beauté de l'île, la présence de la mer à proximité de notre camp de base et le soleil... J'aurai également l'occasion de donner une conférence de naturopathie afin de conseiller les personnes présentes pour qu'elles adaptent leur mode de vie et leur alimentation à leur pratique. J'ai hâte...

N'hésitez pas à nous rejoindre ! Il reste quelques places (Renseignements : contact@balancezone.org, Tel : 06 01 73 29 00 )

lundi 2 mars 2015

Quintessence, grand cru du cru (à NYC)

Non, le cru ne se porte pas si bien à New-York. Deux restaurants sur les trois que l'on nous avait conseillé avait mis la clé sous la porte. En revanche, le troisième a été l'occasion d'un repas festif, délicieux et joyeux : Quintessence nous a vraiment séduites.

De retour de Porto-Rico, nous affrontons le froid polaire de la grande pomme. Notre objectif : un bon repas absolument cru. Il faut dire que nous sortons de deux semaines de cure et nous n'avons pas envie de tout gâcher. Mais nous voulons quand même faire un vrai gueuleton. Besoins inconciliables ? Pas du tout : le restau Quintessence était pour nous.

Impossible de réserver, et comme le restau est riquiqui, nous avons décidé d'arriver très tôt. Bien nous en a pris : nous sommes les premières et l'on va nous chouchouter avec générosité. Premières bonnes surprises, le lieu est adorable, et les prix  abordables (même avec un dollar assez haut) : entre 5 et 15 dollars le plat, on a pu s'offrir le grand jeu.

Il faut dire que tout nous faisait envie, même la salade la plus simple - dénommée "simple salade" - est servie avec une sauce qui est un régal absolu. Après des soupes crues mais chaudes (non, ce n'est pas contradictoire), j'ai pris un Asian Paté Roll absolument sublime (avec du pâté de graines de tournesol parfumé au sésame et aux cinq épices, de l'avocat, des germes, des carottes, etc. cf photo de droite), mes amies un Shiso Miso Roll, et un Chipotle Paté Roll, tout aussi extra (même si les deux premiers sont meilleurs à notre goût), puis des salades. Pas de dessert (nous avons stoppé le sucre pour l'instant), mais de délicieuses tisanes. Un accueil tout sourire, qui a répondu à toutes nos questions, nous nous sentons rapidement comme à la maison. Très vite, le restau est complet et l'on voit défiler des plats vraiment tentants. On peut même y manger des hamburgers, tout ce qu'il y a de plus végétariens... Hâte d'y retourner !

(Quintessence est bio, raw, vegan, gluten free. Yes ! 263 E 10TH ST, NEW YORK, (646) 654-1823. www.raw-q.com )

dimanche 1 mars 2015

Retour de Porto-Rico

Je viens de suivre deux semaines de formation (et de cure) à l'institut Ann Wigmore d'Aguada à Porto-Rico. 

Des jours riches d'expériences et d'enseignement, qui font encore faire évoluer ma vie et ma pratique. Et me donner l'occasion de vous raconter plein de choses... Pour l'instant, juste une jolie photo en clin d’œil, car il est grand temps de me reposer (après un long voyage et un certain jet-lag) ! Mais bientôt, vous connaîtrez aussi bien que moi les secrets du Rejuvelac, de la choucroute, de la soupe Energy, et du trampoline !

La Living Food - ou Alimentation Vivante - a plein de choses à nous enseigner. Bonne pour notre santé, l'enjeu est aussi qu'elle soit délicieuse à consommer. Un pari pas toujours gagné, mais qui tend à devenir une réalité. Demain, je vous parlerai par exemple d'un délicieux restaurant new-yorkais qui a réussi ce pari et ne désemplit jamais (oui, nous avons fait un stop à NY en revenant et nous sommes précipités sur le nec plus ultra de ce qui se fait là-bas, et qui nous change de Paris. Et je n'ose penser aux provinciaux...). Bonne nuit en tous cas !