samedi 18 avril 2015

Pari gagné pour François ! Plus de 20 kilos perdus en deux mois

Je ne sais pas si vous vous souvenez de mon post du 15 mars : le pari de François. Je vous expliquais comment François m'avait contactée afin de tester la naturopathie pour perdre le poids qu'il avait en excès. Son challenge : perdre 20 kilos en 60 jours. Nous étions alors à mi-parcours et il avait perdu 13 kilos. Aujourd'hui les 60 jours sont passés et François a perdu 21 kilos. Pari réussi donc pour lui. Et un peu pour moi aussi.

Je savais que François avait un mental très fort, mais il m'importait avant tout de lui donner les clés d'une alimentation saine et respectueuse de son corps. Attention, je ne dis pas qu'une telle perte de poids si rapidement n'est pas un peu excessive. Elle correspondait à son attente et à ses besoins, mais maintenant il ne relâche pas son attention pour autant. Alors qu'il est en vacances, il continue à privilégier une alimentation naturopathique, hypotoxique, à base principalement de légumes, ainsi que d'aliments d'excellente qualité. Il s'appuie toujours sur "Mon cahier Détox", le livre que j'ai écris chez Solar et dont il s'est servi tout au long de son parcours, et persiste à prendre soin de lui, à se faire masser, à se reposer. En bref, à aider son corps à s'adapter à cette nouvelle donne. Interne et externe.

Ce qu'il y a de formidable, c'est que François a entraîné avec lui tout un groupe de personnes* capables de se stimuler et de s’entraider, de personnes qui souhaitent non comme lui maigrir très très vite, mais surtout initier un lien pacifié avec leur propre corps, en ne cherchant pas de solution miracle, mais en mettant de la joie, de la gourmandise et de la santé dans leur alimentation. La tendresse en plus.

*Si vous le souhaitez, vous pouvez les rejoindre sur le groupe Facebook, Projet Santé - Motivation & Soutien, c'est gratuit et très joyeux.
 


Mon coup de coeur du jour : Une autre façon d'aimer, de Jacques Schecroun.

C'est vrai, Jacques fait parti de mes amis (et c'est un privilège). C'est tout aussi vrai, j'ai été sa directrice d'ouvrage pour l'un de ses livres. C'est encore vrai, il ne manque pas de m'honorer à la fin de celui dont nous allons parler. Mais cela ne change rien à l'affaire : il est non seulement un auteur de talent, mais surtout son dernier livre est un incontournable à avoir dans sa bibliothèque. 

Le si bien nommé Une autre façon d'aimer*, nous interroge et nous propose mille et une pistes pour embrasser et embraser le monde de l'amour autrement. Sans drame, sans souffrance, sans masque, sans ressentiment. Une autre façon d'aimer les autres et la vie. Aimer ce qui est en toutes circonstances, et surtout s'aimer soi-même pour vivre dans la foi et la joie.

On plonge dans ce livre avec enthousiasme, avec humour, avec tendresse. On plonge et on n'en ressort pas indemne, car il est alors impossible de ne pas s'interroger. Est-ce que je sais aimer ? Et vous, savez-vous aimer ? Je veux dire, vraiment aimer ? En ce qui me concerne, je crains fort qu'il ne faille répondre par la négative. J'essaie, je tâtonne, je m'entraîne, je grandis peut-être quand même. Mais ma marge de progression reste immense. Afin d'aimer "même si" (Même si l'autre ne me téléphone pas, même si l'autre ne se comporte pas comme j'aurai envie qu'il le fasse, même si, même si...), de renoncer à l'état de victime, d'accepter l'autre tel qu'il est, de sortir de la dépendance, et d'être absolument présent en tous lieux et en toutes circonstances. Pour embrasser la vie, pour rayonner celle-ci, et oser tous ensemble réenchanter l'amour. Ce livre est un guide incontournable pour tous ceux qui, comme moi, se sentent inspirés par ce magnifique programme. Et n'ont plus envie de verser des larmes que de joie.

Dans cet extrait, Jacques nous parle de l'attente et de la manière dont celle-ci nuit à notre bonheur, en particulier dans les relations amoureuses :

"Le piège charmant
(...) En même temps qu'elle nous procure les frissons qui attisent nos sens, en même temps qu'elle stimule le désir, elle fait naître notre mal-être quand elle ne fait pas notre malheur. Car, quand bien même nous n'avons pas été nourris aux contes de fées habités de princesses et de princes charmants, l'attente que l'autre fasse notre bonheur est une attitude, une façon d'être même, qui, culturellement et fatalement, ne nous est guère étrangère. Et cette attente est malsaine pour cette raison que son objet nous est tout simplement impossible à atteindre. Qu'on le veuille ou non, nul ne peut jamais faire le bonheur de l'autre, pas plus que son malheur d'ailleurs, sauf à lui en donner le pouvoir. Vouloir qu'il en aille autrement revient aussi à se déposséder soi-même de la plus fondamentale des libertés, celle de gouverner sa propre vie..."

*Les Editions de l'Homme.

Pourquoi je pars...

Dans un peu plus d'un mois, la veille de la Pentecôte, très tôt le matin, je partirai. J'irai à la messe des Pèlerins dans la cathédrale du Puy-en-Velay, puis je prendrai la route pour tenter à mon tour de rejoindre Saint-Jacques de Compostelle, une parmi des centaines, par la route des gens ordinaires, comme la désignait Paolo Coelho. 

Plus de 1500 km à pieds, seule (et sûrement très entourée !), sans prévoir plus que raisonnable les étapes ni le tracé. A la grâce de Dieu. Ce Dieu auquel je ne sais même pas si je crois, dans l'acception catholique du terme en tout cas. Et si je pars, c'est d'ailleurs sans doute pour éprouver ma foi. En l'autre, y compris le plus grand que moi, en la vie, et aussi en moi. 

Depuis quelques jours, alors que le compte à rebours a indéniablement commencé, que je préviens mes amis, mes patients, que j'organise mon absence et mon chemin, la question qui revient le plus souvent, c'est, Pourquoi ? Pourquoi quitter Paris au printemps, se compliquer l'existence, fermer le cabinet ? Pourquoi éprouver le manque, l'absence, la perte, la peur, la solitude ? Et je cherche alors en moi les réponses à tous ces pourquoi. En voici quelques unes en tous cas.

Je pars, parce que je suis dans ma cinquantième année, et que cinquante ans de vie, ce n'est pas rien, et que c'est ma manière de célébrer, d'honorer le chemin que j'ai déjà accompli. Parce que je ne veux pas être dans le déni que je vieillis, que mon corps se marque et parfois se raidit, et que c'est un privilège de voir les années passer, même dans un monde où l'on a si peur de cela, je choisis de l'affirmer, je suis dans ma seconde partie de vie, c'est ainsi. Je pars parce que, lorsque je me suis interrogée sur ce que je voulais absolument faire avant ma mort, c'est le mot Compostelle qui est arrivé, tout de suite, et qu'alors, je n'ai eu qu'à dire oui, qu'à m'incliner. C'était il y a presque un an, je suis allée au monastère  tout près de chez moi, j'ai acheté une carte du Camino, et le chemin a commencé. Dans ma tête déjà.

Je pars, parce que j'ai traversé des années de grand chambardement, parfois très violentes, parfois très inspirantes, toujours d'une grande intensité et que je voulais prendre un temps pour m'arrêter, écouter mon corps, vérifier que tout cela ne m'avait pas trop impacté ni blessé. Un espace, une respiration, un temps pour moi, loin du brouhaha. Ma manière aussi d'affirmer que je choisis de tourner la page, et de commencer un nouveau chapitre. Plus simple, plus paisible, plus mature aussi.

Je pars parce que paradoxalement j'ai trouvé ma place dans l'existence, que ce que je fais, ce que je vis me comble et me réjouit. Que je n'ai plus qu'à grandir, me déployer, et que je suis tellement heureuse de me sentir enfin là, au bon endroit pour moi. Je fais ce que j'aime, j'aime ce que je fais. Je n'ai plus peur de perdre, car je me suis trouvée. Tout cela sonne si juste, je me sens en harmonie. Une si jolie partition à jouer. Cheminer est aussi ma manière de dire merci.

Le fait de partir ainsi m'oblige à faire une sorte de bilan de ma vie. Et les images se succèdent dans mon esprit. Comme si je mourrais à quelque chose. Comme un film en accéléré. Les rires de mes enfants et mon indicible joie lorsqu'ils reviennent maintenant au nid. Les dîners avec mes amis, ces temps de partage, et de danse, et de repas, et leurs mots, et leurs messages, et leur beauté infini. Le corps d'un homme que j'aime et contre lequel je me blottis. Le ciel au printemps, l'odeur du maquis, et ma maison en Normandie. Et Giotto, et Fra Angelico, et l'Italie. Et la cathédrale de Chartres au loin, et l'Hymne à la joie, et Ismaël Lo. Capra et Tennessee Williams. L'image incroyable de cette baleine qui passe devant notre voilier petit matin. Paris place de la Concorde à l'aube aussi. Le feu dans la cheminée. Cette patiente qui voulait mourir et se réconcilie avec la vie. Pas à pas. Petit à petit. Et la mort de mon père, lui qui nous dira comme un testament de lumière, "je ne suis pas une grenouille de bénitier, mais je ne veux pas croire qu'il ne restera rien de tout cet amour-là". Rassure-toi papa, il est resté tant de choses de tout cet amour. Dans mon cœur et ailleurs. Je prends aussi la route pour toi. Et pour ma maman qui est toujours là, pour Emmanuelle et Marie aussi, qui ont traversé avec succès l'enfer de la maladie. Alléluia. Et mon frère. Et ma sœur. Nos cœurs enfin apaisés. Et l'église dans l'obscurité qui s'emplit de lumière le jour de Pâques. Les larmes aux yeux rien que d'y penser. Et ces chants que l'on répète avec Victor, avec Mila, avec Gisèle sur les routes du monde entier, au Pérou, à Porto-Rico, à Bali :" Que c'est beau, c'est beau, la vie...". Oui, la beauté du monde. Et la dureté du monde aussi. Cet homme que j'avais cru si proche qui me crache sa violence et sa haine un soir dans la cuisine. Et cet autre homme qui m'embrasse dans une autre cuisine (!) et répare mon âme blessée avec des fils de tendresse. Oui, c'est beau, c'est beau, la vie... Et de comprendre aussi que l'on peut aimer sans être aimée, et ne pas se dissoudre pour autant, et que non seulement, ce n'est pas grave, mais que  cela me grandit, m'irradie, m'ouvre enfin à toutes les dimensions de la vie. Qu'il en a fallu du temps pour que je comprenne. Un peu. Ce qu'être humain veut dire. Ce que vivre veut dire. Aujourd'hui, j'ai besoin d'intégrer. De digérer. De faire avec tout ça. Je ne sais pas comment font les autres. Moi il me faut du temps. Du silence. Des larmes peut-être aussi. Des chapelles au détour des chemins. Des cierges que j'allume. Pour ceux que j'aime. Et pour l'humanité.

Car si je pars, c'est avant tout une quête. Une initiation. Une histoire de spiritualité, de foi. Je ne pars pas en randonnée, ni faire le tour du monde à pieds. Je pars en pèlerinage. Être une parmi les autres. Ensemble. M'oublier. Me retrouver. Me ressourcer. Me laisser éroder, polir par le chemin, prendre et transformer par lui. Croyez-le ou pas, je pars parce que je n'ai pas le choix. Comme une décision venue au-delà de moi, je n'ai fait qu'acquiescer. Et j'ai beau avoir le trac, peser et repeser mon sac à  dos, réfléchir sans arrêt à ce que j'ai pu oublier... Je dois partir. Je vais partir. J'espère que j'arriverai jusque là-bas. Le bout du chemin. Le bout de la route. Compostelle. Puis Fisterra.

Je pars. Pour mieux revenir. Pour mieux vous revenir. Au cœur de l'été, je serai de retour. En attendant, je vous promets, si Dieu le veut, si vous le souhaitez, si vous le permettez, si je parviens au bout de ce voyage-là, à mon tour, à la suite de ces millions de croyants qui s'y sont succédés depuis le Moyen-Age, je prierai pour vous à Compostelle.


mercredi 8 avril 2015

Inspiration

..."La vie en Inde, telle qu'elle est, favorise cette quête. Lorsqu'un homme a fait des études, fondé une famille et goûté aux joies d'une existence matérielle, il est supposé prendre le sanyasa - c'est-à-dire qu'il renonce à sa vie de famille, prend une sébile de mendiant et part à la recherche d'autre chose. Il ne part ni à la recherche de Dieu, de la vérité, de la réalité ni de lui-même. L'essence même de cette quête est que son objet reste inconnu. Il s'en va vers un autre monde, totalement différent de celui que nous connaissons. Il franchit le fossé quantique".
(Le corps quantique, Dr Deepak Chopra, J'ai Lu Aventure Secrète).
Visuel : Fotolia.

mercredi 1 avril 2015

Mes cosmétiques bio du moment

Même si je suis amenée à tester des produits de beauté de tous horizons, vous n'êtes pas sans savoir que la cosmétique biologique reste ma passion. Mais je serai aussi la première à reconnaître ses limites. Il n'empêche que certains soins bios remportent largement mes suffrages. Mes coups de cœur du moment ? Les voici, indiscutablement.

Côté visage
 -  Le Concentré Visage Désaltérant, de Florâme, me sert de base hydratante le matin et même certains soirs. Il est doux, rafraîchissant, parfaitement adaptée à ma peau fatiguée en ce moment. C'est un sérum avec une texture gélifiée bien formulée (ni asséchante ni collante), que l'on utilise avant sa crème de soin (on peut utiliser celle de la même gamme, ou mixer avec un produit d'une autre marque).

Côté corps
 - Le Nuage de Fraîcheur de Sanoflore, est un déodorant bio, qui revendique une efficacité de 24 heures. Et ça marche ! Je vous avoue que je l'ai testé à reculons, car côté déo bio, j'ai donné. Et à part quelques uns qui tenaient le coup (comme le déo à la sauge de Weleda), il m'arrivait d'avoir la sensation (très) désagréable de ne pas sentir la rose en fin de journée. Pas de souci avec celui-ci. D'une manière générale, j'aime bien les produits Sanoflore, les soins visage assurent bien, et le lait pour le corps Nectar des Délices fait partie de mes incontournables.

 - Mais en ce moment, j'ai fait une infidélité à ce dernier pour l'Huile Satinée Nourrissante et Tonifiante de Bio Beauté by Nuxe. J'utilise le plus souvent les huiles corps en été, mais là, j'avoue que j'ai craqué. Son odeur de vacances (de cédrat en fait), sa texture voluptueuse, mais pas grasse, sa praticité d'usage. J'aime beaucoup beaucoup...

 - Dans un même esprit estival, j'utilise en ce moment en guise de gel douche, un produit à la texture tellement gourmande qu'il me réjouit tous les matins : la Mousse de Poire de Bionaturals. Honnêtement, on en mangerait... Pas trop mousseux, ni détergeant, ni irritant pour la peau, elle est toute douce et laisse une empreinte savoureuse et naturelle comme on aime.

 - Pour le gommage, je fonds pour le Gommage Jasminum d'Amanprana. J'avoue, j'adore cette marque, qui propose avant tout des produits alimentaires d'excellente qualité. Mais les quelques cosmétiques qu'ils fabriquent sont d'un même niveau d'exigence. Le seul hic : Assez difficile à trouver en magasin bio, mieux vaut le commander sur Internet : www.amanvida.eu/fr

Côté cheveux
 - Les shampooings bio ont longtemps été pire que les déos, il fallait vraiment avoir la foi pour les utiliser, c'est-à-dire qu'ils avaient tendance à transformer ma chevelure en paille sèche et terne. Et honnêtement, encore aujourd'hui, peu d'entre eux sortent du lot. Bon, il y en a quand même. L'un d'entre eux est le Shampooing Bioéclat de Saint-Algue : à base de bois de rose et d'ylang-ylang, il prend soin de mes cheveux colorés. Vraiment. Ils sont ensuite tout doux, faciles à coiffer. Bref, un shampooing qui fait son job de shampooing quoi...