lundi 16 novembre 2015

Un petit coup de pouce... pour tenir le coup (même quand la vie nous secoue)

Je suis bien placée pour savoir à quel point des évènements aussi stressant que ceux que nous venons de vivre à Paris peuvent avoir un impact sur notre corps et sur notre équilibre. Alors que c'est le moment où il faudrait vraiment conserver au maximum son énergie et sa vitalité. Mes conseils version naturo pour aller mieux, au milieu de la tempête.

 - Le premier conseil n'est pas le plus original, mais il reste essentiel  : Prenez soin de votre sommeil. Déjà que le stress a tendance à le fragiliser, mais si vous compliquez les choses en  passant vos nuits à surfer sur les réseaux sociaux ou à regarder la télé, vous allez avoir du mal à mobiliser les ressources dont votre corps a besoin pour faire face aux épreuves auxquels nous sommes confrontés. A un moment donc, on éteint tout ça : demain est un autre jour, on verra bien.

 - Vous êtes inquiet, votre cœur bat la chamade, vous vous sentez trop vulnérable ? Appelez à la rescousse deux plantes alliées : la mélisse, la plante du lâcher-prise, et l'aubépine, la plante du cœur - au sens propre comme au  figuré. Associées toutes les deux (Phytostress, de Biotechnie), vous parviendrez petit à petit à vous calmer, de jour comme de nuit.

 - Encore plus stressé, vous devez vous forcer pour faire face aux obligations de la journée ? Allez chercher du soutien dans ce complément alimentaire très bien fait, Megastress, de Nature Plus. Il contient du basilic sacré, de la lavande et de la camomille pour l'apaisement, mais aussi du rhodiola et tout un ensemble de vitamines et de minéraux (dont de la vitamine C et du magnésium) pour aider le corps à compenser les déperditions de nutriments générés par le stress.

 - Vous alternez des périodes normales et d'autres plus préoccupées ? Pensez bien-sûr au célèbre Rescue, un mélange de fleurs de Bach qui nous aide à gérer nos hauts et nos bas émotionnels. Un remède d'urgence comme son nom l'indique, qu'il ne faut pas hésiter à emporter avec soi, dans ses déplacements ou au bureau.

 - Vous vous sentez désaxé, pas vraiment angoissé, mais plutôt vidé ? Je vous recommande l'un de mes remèdes préférés - je dis que c'est ma potion magique -, le Spagy-Force d'Elixalp (A commander sur leur site, www.elixalp.com). C'est une spagyrie, c'est-à-dire un produit incroyablement complet basé sur l'Alchimie, et capable d'agir sur différents plans de l'être, physique, énergétique, émotionnel, etc. (j'ai conscience qu'un tel langage ésotérique pourrait en rebuter certains. Pour ceux-ci, essayez juste et donnez m'en des nouvelles. Au prix où il est, vous ne prenez pas un bien grand risque...).

 - Enfin, tout cela, ne serait rien, sans y ajouter un peu de joie, n'est-ce pas ? Ma botte secrète : l'huile essentielle de Bergamote. A respirer, ou en application sur le plexus solaire (A condition de ne pas vouloir faire bronzette, car elle est incroyablement photosensibilisante), c'est du soleil en bouteille, de la bonne humeur en concentré. De la lumière bienvenue lorsqu'il fait sombre, à l'extérieur comme dans nos cœurs.

(Bien-sûr, je n'ai aucune action chez les fabricants des produits cités, c'est juste que je les ai maintes et maintes fois testés et faits tester, j'ai donc pu constater leur efficacité. Enfin, ils sont destinés à des personnes en temps normal en bonne santé, et qui se sentent déboussolés. Les femmes enceintes ne peuvent pas les utiliser)

Etats d'urgence

Lorsque j'étais collégienne, j'avais écrit sur mon sac militaire de toile kaki, "l'amour est plus qu'une nécessité, c'est une urgence". J'en suis plus que jamais convaincue aujourd'hui.

Lorsque les jours deviennent si sombres, que l'on ne sait plus vraiment quoi ni qui croire, bat en moi ce timide espoir qu'en ouvrant nos cœurs, en tendant nos mains, en nous prenant dans les bras, persistera une petite lumière dans le noir.

Dimanche, en revenant en voiture vers Paris, je me disais qu'il fallait que j'écrive mon testament (on a d'étranges idées parfois, n'est-ce pas ?). Parce que je n'avais pas l'intention de négocier avec ma vie, que j'aimais sortir et boire, et aller au théâtre et dans les bars, je me sentais vulnérable. Une proie facile. Je me disais qu'il fallait que je dise noir sur blanc à mes enfants à quel point je les aimais, à quel point j'aimais la vie, à quel point j'en avais profité et que je leur souhaitais juste d'en faire autant. Et puis, j'ai éclaté de rire. Mes enfants m'ont vu vivre, ils savent combien j'ai pris celle-ci à bras le corps, ils sont les premiers témoins de mes tentatives, de mes gourmandises, de mes envies de tout essayer, sans transiger. Ils n'ont pas besoin que je leur laisse des instructions. Ils savent faire. Ils sauront faire. Et puis je n'ai pas l'intention de mourir demain. Et la peur, ici comme toujours, est mauvaise conseillère.

Heureusement qu'ensuite, je suis allée dîner avec des amis, et que nous avons tant parlé et ri que nous n'avons pas vu le temps passer. Et j'ai mesuré à quel point ce que j'ai toujours pensé, était pour moi vrai  : quoi qu'il arrive, il faut danser sur le Titanic. J'ai toujours davantage craint, à tort peut-être, la catastrophe écologique que la folie des hommes (même si la première est aussi la conséquence de la seconde). Oui, il n'empêche, si tel est notre destin, notre responsabilité est de continuer à danser sur le Titanic. De chanter, de rire, de pleurer, de jouir, de manger, de partager, et d'aimer, encore et toujours d'aimer. Demain, on verra bien... Tant qu'il est de vie, soyons vivant, entièrement, indiscutablement.

Ces moments où l'histoire collective et individuelle se rencontrent, aussi difficiles soient-ils, sont riches d'enseignements. Quelle joie de lire tous ceux qui prennent leur plume avec tant de talents, d'humour, de justesse, de poésie, de discernement ! Je n'en reviens pas. Et puis toutes ces choses qui font chaud au cœur, les photos, les partages, les messages de ceux que l'on n'attendait pas... Plus triste cependant, le constat que certains avec qui je pensais partager un certain niveau d'intimité ont incroyablement été aux abonnés absents. C'est ainsi. Je n'ai pas de temps à perdre pour courir après ceux qui ne m'aiment pas, ou en tous cas qui ne m'aiment pas assez pour avoir envie de prendre soin de moi, de notre lien. Ils ont le droit. Je veux bien leur envoyer toute ma tendresse et ma joie, maintenant plus que jamais, je sais qu'il y a urgence. Urgence à vivre, urgence à célébrer, urgence à partager avec ceux qui m'aiment la beauté du monde et l'éclat d'un nouveau jour.

Oui, ce soir encore, je suis Paris, je suis Charlie, je suis Beyrouth et Ankara aussi, et toute cette sombre litanie de pays pris en otage par la folie de certains... Ce soir pourtant, je persiste à avoir envie de porter haut les couleurs de la joie, les couleurs de la vie. Et de vous dire que je vous aime. Tout simplement. L'adolescente que j'étais avait tout compris finalement : l'amour est plus qu'une nécessité, c'est une urgence.


dimanche 15 novembre 2015

Que notre joie demeure...

Depuis deux jours, les mots me manquent. Je me retrouve souvent dans ce qu'écrivent les autres et cela me suffit. Depuis deux jours, je pleure aussi. Je repense à ce début d'année. Je repense à Charlie. Je m'interroge. Je me recueille. Je réfléchis. 

Nous avons tout vécu en direct, nous qui habitons le centre de Paris. Cet étrange silence, les hélicoptères qui survolent la zone, la recherche de nos proches, les téléphones qui ne répondent pas - le corps qui tremble de la tête aux pieds, sans pouvoir s'arrêter - et qui répondent enfin, puis l'interrogation pour savoir si nous pouvons sortir de la maison, juste pour aller faire une course. Nous sommes sortis.

Et finalement, samedi, j'ai décidé de partir à la campagne (comme je l'avais d'ailleurs prévu avant tout ça), de prendre un peu de recul, de me recentrer, de me réaxer, de me connecter à ce qui fait sens pour moi, de m'offrir un peu de douceur. Pas de télévision ici, une connexion internet pour le moins laborieuse, le feu dans la cheminée, le bruit du vent, le soleil ce matin. La vie. Que faire de tout cela ? Que faire d'une telle épreuve, à la fois collective et individuelle ? Quelle est l'opportunité qui y est sans nul doute cachée ? Je peux crâner, dire que je n'ai pas peur, je sais bien que ce n'est pas tout à fait vrai, je m'interroge pour les jours à venir. Je m'inquiète pour mes enfants, je m'inquiète pour le monde (je m'inquiétais déjà avant), je m'interroge sur ce que je dois faire, ou plutôt ce qu'il est juste que je fasse. Donner mon sang, m'engager à la Croix Rouge ou la Protection civile (je suis secouriste et thérapeute, je peux peut-être être utile à quelque chose...), soutenir des associations qui œuvrent pour un monde plus juste, plus équilibré, oui, peut-être. Travailler encore et toujours sur moi, pacifier davantage mes relations avec les autres, méditer, prier, sûrement.

Ma croyance profonde est que notre challenge, à nous humains, est d'apprendre à être sécure dans l'insécurité, de trouver notre équilibre à l'intérieur de nous, surtout lorsque l'extérieur est chaotique et bouleversé, à garder le cœur ouvert en toutes circonstances. Même les plus complexes. Et pour y parvenir, l'un des moyens consiste selon moi à conserver notre pratique - méditation, yoga, prière, connexion avec la nature, présence consciente à ceux que l'on aime, au choix... - tous les jours que Dieu fait, même les plus tragiques, même en pleurant, même le cœur meurtri, pour ne pas se laisser déstabiliser (ou le moins possible) par la terreur, la haine, et un tel déchaînement de violence.

C'est pourquoi, et vous m'en êtes témoins, je fais le choix de garder foi en cet élan vital qui m'anime et nous rapproche, et de l'émaner sans restriction pour honorer ceux qui sont morts, ceux que j'aime, ceux que j'accompagne et pour le monde. Malgré l'immense compassion que je ressens pour tous ceux qui sont touchés par cette tragédie, je fais le choix de refuser cette dualité simpliste qui voudrait qu'il y ait les méchants d'un côté dont nous serions les gentilles victimes, et donc de regarder au cœur de moi, la violence contenue, l'égoïsme, le désir de vengeance, mes mémoires de peur, afin de mieux les transformer. Oui, même si cela peut paraître simpliste et ça ne l'est finalement pas tant que ça, je fais le choix de l'amour, de la foi, de la joie une nouvelle fois. Et même si je dois un peu me forcer au début, je sais que petit à petit, mon cœur se mettra à l'harmonie, à l'unisson d'un tel choix. Je fais le choix de sourire, même les larmes aux yeux, et de croire encore et toujours qu'un monde meilleur est possible, j'ai la conviction que dis-je la certitude qu'il émergera d'un tel chaos.

Une femme que j'aimais beaucoup est morte vendredi, je ne dirai pas que nous étions amies, mais nos cœurs étaient en harmonie. Je suis bouleversée par son départ, qui me semble tellement injuste, son engagement dans le monde était si puissant, si lumineux. Lorsque mon père est mort il y a des années de cela, je me répétais la chanson, "There're should be an answer, let it be"*. C'est ce que je me dis aujourd'hui, lorsque je pense à Véronique, lorsque je vois le visage de tous ces jeunes gens morts vendredi, si beaux, si vivants. There're should be an answer*. Je vous en supplie, n'en doutons pas.

*Il doit y avoir une réponse, ainsi soit-il.

mardi 10 novembre 2015

La théorie/ La pratique : le rebirth

La théorie

Quoi ? Mis au point aux Etats-Unis au début des années 70 par Leonard Orr, le Rebirth - on parle aussi de rebirthing - est une technique respiratoire destinée dans un premier temps à atténuer l’empreinte traumatique de la naissance. Ce qui explique son nom – rebirth, "renaissance". Jacques de Panafieu, qui a contribué à l’introduire en France, le définit ainsi : « Le rebirth est une technique de respiration consciente et dirigée. En se frayant un chemin dans le corps énergétique et physique, le souffle dissout les blocages et les tensions. Il permet la résolution de schémas mentaux inhibiteurs sans intervention de l’intellect ni de l’imaginaire. »
 
Comment ? Après un entretien préalable et éventuellement la prescription d’un examen médical pour les personnes plus fragiles, le thérapeute présente la technique et ses effets éventuels (agréables ou plus désagréables comme des fourmillements, un engourdissement, voire de la tétanie). Puis le sujet, allongé dans la pénombre, est invité à se relaxer et à respirer profondément par la bouche. Certaines tensions ou blocages peuvent alors apparaître dans le corps qu'il va essayer de dénouer à l’aide de la respiration. C’est dans cette phase que peuvent surgir émotions, mouvements, peurs, colères, larmes, douleurs, cris, grandes chaleurs, tremblements mais également éclats de rires ou mouvements de succion. Une ventilation plus ample et accélérée mène, en effet, à une hyperoxygénation du cerveau : Ce phénomène favorise la levée du contrôle du cortex sur les zones archaïques du cerveau, avec surgissement de la vie instinctive, des émotions refoulées, et des souvenirs enfouis. Peu à peu, la respiration redevient habituelle, la personne reprend contact avec son environnement. La phase de respiration est alors suivie par un second temps de parole destiné à intégrer ce qui s’est passé. Le rebirth revendique un travail sur des émotions très archaïques, la plupart des praticiens faisant référence aux différents stades de l’accouchement ainsi qu’au traumatisme de la naissance


Oui ou non ? Le rebirth convient aux personnes dépressives, angoissées ou stressées. En revanche, il est déconseillé aux individus déstructurés ou incapables de faire face à un bouleversement émotionnel car certains évènements traumatisants peuvent parfois émerger.

La pratique
"Si la respiration holotropique fait partie des techniques dont je suis coutumière, je n'avais jamais expérimenté le rebirth. Ce fut chose faite en septembre. L'idée de faire un effort si long sur la respiration pouvait éventuellement m'inquiéter, mais sitôt le travail lancé, je me suis laissée emporter par le rythme extrêmement puissant de l'exercice. Mon corps se laisse faire et trouve un rythme de balancement naturel profond et relaxant. Je ressens peu de blocages, mais plutôt une détente impressionnante toujours rythmée par ce mouvement de balancier, qui m'évoque (a posteriori) celui des enfants en train de s'apaiser.  J'ai alors effectivement l'impression d'être un tout-petit, à la fois fragile et bien entouré, Le temps passe vite dans cet état très bénéfique. Je sors de cet exercice tout sourire, comme si j'avais fait un voyage au pays béni de l'enfance et de son innocence. Il est clair que tout le monde n'a pas vécu une expérience si simple et lumineuse. Mais toutes les personnes du groupe sortons renforcés et apaisés de cet étrange voyage. A noter : J'aurai ensuite quelques courbatures au niveau du sacrum, comme si cette danse avec moi-même avait dénoué des points de blocage au niveau de cette région "sacrée"."

vendredi 6 novembre 2015

Quoi qu'il arrive, je t'aime

Oh non, je n'ai pas la prétention d'avoir inventé quelque chose... Et le "Quoi qu'il arrive, je t'aime", n'est effectivement qu'un autre nom, un autre son, pour parler d'amour inconditionnel. Sauf que les termes "amour inconditionnel" sonnent compliqués à mon oreille. A mon cœur aussi. Alors que lorsque je dis "Quoi qu'il arrive, je t'aime", tout mon être vibre et comprends. Ma tête, mon cœur, mon ventre, tout partout en dedans.

Lorsque Mila m'a rejoint cet été sur le Camino, nous avons beaucoup parlé (deux amies et thérapeutes qui se retrouvent ont beaucoup de choses à se raconter !), beaucoup marché en silence aussi. C'est en faisant tranquillement le point sur nos vies affectives parfois chahutées de ces dernières années que nous avons eu envie de poser ces mots, des mots qui évoquaient la responsabilité que l'on acceptait de prendre dans notre existence d'une manière générale, et dans notre lien intime à l'autre en particulier : Quoi qu'il arrive, je t'aime.

Quoi qu'il arrive, je t'aime, signifie que je me positionne en adulte dans le lien d'affect, comme une source, un émetteur, et non plus comme une personne dépendante, qui se place dans son besoin (infantile), dans ses attentes et dans ses peurs.

Quoi qu'il arrive, je t'aime, veut dire qu'en retour, tu es libre et que j'aime aussi ta liberté. Je n'attends même pas de toi que tu m'aimes, ni que tu me répondes. Tu peux le faire. Ou ne pas le faire, cela ne change rien pour moi. Je suis et serai là pour toi.

Quoi qu'il arrive, je t'aime, coupe court à toute frustration ou toute interrogation. Je me nourris par le seul fait que tu existes, et cela m'enchante et me réjouit. Je n'attends rien, je n'attends plus. Le Prince Charmant - ou la Princesse Charmante - peut passer son chemin. Je n'ai plus besoin d'être sauvé(e). Juste envie de vivre et (aussi) de t'aimer.

Quoi qu'il arrive, je t'aime, nous a bien sûr été dicté par nos enfants. Ceux-ci le savent bien qu'ils peuvent vivre leur vie dans le sens qui leur plaira, notre amour leur est acquis d'éternité. Il m'a aussi été soufflé par mes parents, dont le soutien et la présence n'ont jamais failli, en toutes circonstances, malgré les tensions et les difficultés. On l'expérimente également avec nos amis. Il ne nous viendrait pas à l'idée de leur reprocher de nous avoir oubliés, mal aimés. Pourquoi devrait-il en être autrement pour ceux avec qui nous partageons un autre espace sacré, la sexualité ?

Quoi qu'il arrive, je t'aime, est une envie, un projet, une lumière qui guide mes pas. Parfois j'y arrive. Parfois pas. Il peut arriver que mes peurs enfantines, ma faille narcissique, ma dépendance affective se rebiffent et fassent la grève de cette nouvelle maturité. C'est comme ça. J'ai appris à l'accepter, à ne pas me juger. Au contraire, je vais chercher à me rassurer. Je regarde alors avec tendresse la petite fille esseulée qui avait tellement peur que la vie l'oublie et que personne ne puisse l'aimer. Tu as vu le chemin parcouru, tu as vu, vraiment vu ?

D'autant qu'il devient clair pour moi que le Quoi qu'il arrive, je t'aime, n'est pas suffisant. J'en ai pris conscience ces derniers temps, parce qu'il ne me semblait pas juste que ce choix de l'amour laisse éventuellement de l'espace pour que l'autre puisse ne pas me respecter. Il ne s'agit pas de le remettre en question ni même d'en atténuer la portée. Il s'agit juste de l'équilibrer. C'est pourquoi, maintenant, j'aime à me proposer un autre chemin d'apprentissage, complémentaire du premier, probablement indissociable, en y ajoutant : Quoi qu'il arrive, je m'aime.