lundi 31 octobre 2016

Mon nouveau livre, mon premier roman : Le commencement de la fin


Je suis à la fois émue, enthousiaste, intimidée... J'ai le trac, c'est certain.
Je viens de publier mon premier roman, un livre auquel je tiens profondément. J'ai parfaitement conscience qu'il n'est pas parfait, je ne prétends pas pouvoir me confronter aux plus grands. 
Et pourtant, malgré ses maladresses, je l'aime vraiment. 
C'est un livre qui parle de ce que je crois, de ce que je porte. Autrement. 
C'est un livre qui nous interroge tous, sur la vie que nous menons, sur les choix que nous faisons. Et surtout sur ceux que nous ne faisons pas.

 Il commence comme ça :

"La fin est proche.
Le compte à rebours a commencé.
Je sursaute brusquement dans mon lit. Qui a crié ? Je m’assieds. Retrouver mes esprits. Respirer. D’abord penser à respirer. Surtout, ne pas paniquer.
Rien. Pas un bruit. Dehors, le silence est immense.
J’ai peut-être rêvé. Juste un mauvais rêve.
Impossible, c’est sûr, de me rendormir. A quoi bon essayer ?


L’homme de la Sécurité Civile est passé en début d’après-midi. La majorité des gens d’ici était déjà partie. Il n’arrêtait pas de répéter qu’il fallait évacuer la ville avant vendredi. Vendredi ? Ça fait toujours deux jours. « … Mais le plus tôt sera le mieux, a-t-il ajouté. Il faut que nous puissions assurer votre sécurité ». J’ai ri. A tort peut-être. Je n’imaginais pas ce petit homme en train de me protéger. « Le plus tôt sera le mieux », répétait-il avec cet air sérieux que les circonstances exigeaient. Pour autant, il était incapable de répondre à la moindre question. Il ne savait rien. Personne ne savait rien. Ni ce qui se passait. Ni où il fallait aller. Juste qu’il fallait partir. Fuir. (...)"

Pour moi, il s'agit d'un roman initiatique, d'un parcours de vie, d'un chemin d'évolution. Au début,  l'héroïne se trouve en effet plongée dans une situation qu'elle n'avait absolument pas anticipé : Comment réagir lorsque le monde tel qu'on l'a toujours connu, s'effondre ? Comment faire quant tout s'arrête ?


Un livre qui ne manquera pas de vous interroger, du moins je l'espère, pour mieux vous emporter. Une épopée de "nature-fiction" qui nous questionne sur nos vies et sur la "soit-disante" modernité.

Vous souhaitez m'aider ? Vous pouvez déjà tout simplement "liker" la page FB du livre et même l'y acheter directement. Et ensuite, s'il vous plaît, n'hésitez pas à partager votre enthousiasme sur Amazon, FB, ou sur votre blog, enfin sur tous ces trucs modernes qui nous aident à nous faire connaître auprès de ceux qui nous sont proches et que l'on ne connaît pas (encore)...

Douillettes bouillottes

Peu de personnes le savent : la bouillotte fait intégralement partie de notre mode de vie en naturopathie ! Impossible de s'en passer, tout au moins lorsque les températures commencent à dégringoler ! Sur le foie (qui n'aime rien tant que la chaleur), le plexus solaire, sur les pieds... A votre tour, redécouvrez-les !




1 – La Bouillotte Flower Power d’Incidence Paris, mettra comme un air happy dans votre vie (11,90€ +3,90€ de frais de port).

2 – Cet ours tout doux proposé par Hunkemöller se fait câlin pour nous réchauffer (17,99€ + 4,95€ de frais de port).








 
3 -  Cette peluche bouillotte est un agneau de chez Douce Bouillotte, garni de grains de blé et de fleurs de lavande. Elle est prête en 2 minutes, au micro-onde ! (22,50€ + 4,95€ de frais de port). 





  
 
4 – Cette bouillotte Polka tricotée grise, de Maisons du Monde se fait élégante et sobre (9,99 €, Disponible uniquement en magasin).






5 – Cette bouillotte pour enfant Barbapapa, de Cooper, donne juste envie de la prendre dans ses bras (27,90€, en pharmacie).









 
6 – Cette petite bouillotte Coeur en vichy est garnie de noyaux de cerises et se réchauffe au micro-onde (9,90€ + 9€ de frais de port).








Do it yourself !
Les noyaux de cerise ont la propriété d'accumuler de la chaleur et de la restituer lentement grâce à leur forte inertie thermique (supérieure, paraît-il, à l'eau des bouillottes). Et leur léger parfum de cerise, une fois réchauffé, apporte un agréable arôme naturel ! On peut les acheter tout prêts, lavés, brossés et séchés. Vous choisirez alors un tissu en coton ou en lin, pour les envelopper. Sachant que la bouillotte in fine ne doit pas être trop remplie ni trop compacte. En général, on compte : 200 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 10 cm ; 400-500 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 20 cm ; 600-800 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 30 cm. Ensuite, pour la chauffer, vous placerez votre bouillotte au micro-ondes (pendant 2-3 minutes 360 watt maximum), sur un radiateur (remuer de temps en temps pour chauffer uniformément), à côté d'un poêle ou dans un four traditionnel (7-8 minutes maximum en la surveillant bien). Tester la chaleur et réchauffez-vous comme vous le souhaitez (8,80 euros).


samedi 1 octobre 2016

Un chemin en naturopathie

Petite fille, je voulais être herboriste. On m’a vite dit que cela n’existait pas, que cela n'existait plus, qu’il fallait être pharmacien si l'on voulait soigner avec les plantes. Mais pharmacien, je ne voulais pas. C’était herboriste, ou faire de l'acupuncture éventuellement. Ce ne fut rien de tout cela. 

Après mon bac – scientifique – j’ai fui les prépas pour faire des études de théâtre, puis de la mise en scène. Rien à voir. C’est pourtant à ce moment là que j’ai lu mon premier livre de naturopathie. Un livre de poche que j’ai toujours, que j’ai adoré. A l’époque, j’ai aussi lu Médecine des trois corps, tous ces livres là, ils m’ont bouleversée. Mais c’était en même temps trop loin de moi, de mon milieu où l’on est polytechnicien de père en fils ou fille, où HEC est un second choix et où lorsqu’on fait science-po, on est un raté... Au moins le théâtre était une rupture radicale, je me suis lancée à cœur perdu dans cette vie à contre-courant. J’ai quand même vite vécu avec un ostéopathe, à l’époque où l’ostéopathie était en plein flou juridique, je connais bien ces combats, puis avec un professeur de pharmacie. Le soin des autres était proche de moi, mais pas pour moi.

Lorsque j’avais vingt-neuf ans, on a trouvé le même mois un cancer chez mon père et chez ma mère. Toutes mes lectures d’étudiantes me sont revenues à l’esprit. Je me suis replongée dans Kousmine, une méthode alternative de santé naturelle. Mon père a tout testé, expérimenté. Trop tard. Il est décédé. Puis j’ai été enceinte, Kousmine toujours. Dès que je m’éloignais d’un mode de vie sain, naturopathique dirions-nous aujourd’hui, et surtout de cette pensée holistique qui me passionne, la vie m’y a ramenée. Lorsque j’ai commencé à travailler à Psychologies Magazine, c’est ma chef de service, Patricia, qui m’a fait enquêter sur tous ces sujets et qui m’a poussée à les approfondir. J’ai beaucoup de chance. 

La première fois que je suis allée au Cenatho - une des grandes écoles parisiennes de naturopathie -, c'était pour interviewer Daniel Kieffer, son directeur, sur les monodiètes, et j’ai vu affiché (à l’époque, c’était écrit au gros feutre sur une affiche un peu bancale) les conseils de saison à suivre pour être en santé... Je me revois aussi lire le Guide de la Revitalisation de ce même DK que j’avais reçu en service de presse, j’étais dans un train vers Saint-Malo pour aller tester une thalasso, j’avais envie de dévorer ce livre, j’en ai “stabiloté” la moitié... Je ne me sentais pas capable de devenir naturopathe, de faire un tel virage pourtant. Pas encore. J’étais une (petite) “star” dans mon métier, je n’étais pas encore prête à y renoncer... 

Il a fallu la crise du milieu de la vie, en vrai, en total, en grand, "à intensité haute", comme le dit mon amie Françoise Muhr* (*elle est l'une des spécialistes françaises de cette CMV), pour que j’aille faire un stage de chamanisme : le mot naturopathie revenait toujours tout le temps, c’était curieux et très clair. Dès mon retour, je me suis inscrite au Cenatho. Mon compagnon, le prof de pharmacie, a très mal vécu ce bouleversement, on s’est séparé. Il est mort depuis, que la paix soit avec lui... Je le dis souvent, ces quatre années d’études ont été autant d’années d’initiation. J’ai joué le jeu autant que j’ai pu. J’ai créé beaucoup d’autres choses parallèlement (un site internet, mes premiers livres....). Mais toujours dans cet esprit holistique qui constitue la base de la pensée naturopathique. J’avais trouvé la couleur de ma route. Il est évident que cellulairement, énergétiquement, karmiquement, cette période m'a métamorphosée.

L'examen final de naturopathie a peut-être clos ma première partie de ma vie. Ce n’est qu’après que j’ai pris conscience de l'importance de ce moment, de tout le reste, toute cette route, tous ces morts qui étaient là et que je ne voyais pas.  Il y a tant de choses, tant de ruptures, tant d’évènements qui m’ont amenée à ce jour-là, tant de fantômes présents de manière consciente et inconsciente, cela ne pouvait être autrement.

Depuis ma pratique a changé, évolué, elle s'est beaucoup transformée... Mêlant naturopathie et psychothérapie, travaillant toujours et plus sur moi, pour me sentir digne, apte, autorisée à accompagner d'autres humains sur leur route. Aujourd'hui, je vis la vie qui me ressemble, une vie toujours intense, parfois douloureuse, le plus souvent joyeuse. Une vie paisible aussi paradoxalement, pleine de projets et de confiance. Une vie qui ne cesse d'emprunter ce "chemin de la nature" que j'aime (comme on peut traduire aussi le terme de "naturopathie"...) et qui m'est essentiel. De plus en plus. 

Je ne dirai pas que je pratique la naturopathie. Non, je la vis. Je mange naturopathe, je bois naturopathe, j'écris, je jardine naturopathe, j'aime, je pense naturopathie. C'était ma voie, ma destinée. Une chemin jamais terminé...

mardi 21 juin 2016

Mon dernier livre : Mon Cahier Régime Tout cru



"Manger des aliments crus, serait-ce revenir en arrière, en ces temps millénaires où le feu n’existait pas ? Serait-ce une nouvelle mode, une lubie, une envie qui nous passera aussi vite qu’elle nous a pris ? Sans doute pas ! 

Car si le fait de manger cru revient effectivement un peu à remonter le temps, pour le meilleur uniquement, parallèlement, c’est aussi faire preuve d’une incroyable modernité ! Cela nous demande de réapprendre à manger, transformer notre alimentation, repenser notre assiette et y mettre de nouvelles couleurs, de nouvelles saveurs… Bref, s’étonner soi-même, avec une ribambelle de bénéfices à la clé : une silhouette vraiment affinée, une meilleure santé, un cerveau dopé, une vitalité accrue ! L’alimentation crue (avec de bonnes bases nutritionnelle) nous permet à la fois de nous revitaliser et de nous détoxifier… qui dit mieux ?

Cependant, attention, un tel changement n’a rien d’anodin et il doit être opéré avec conscience et vigilance : on apprend, on expérimente, on tâtonne, on se renseigne, on invente. Ce guide est là pour vous aider lors de la transition de votre alimentation, et ce, quel que soit votre objectif et ses proportions : passer au cru un peu, beaucoup, passionnément…

(Mon dernier livre est ainsi à découvrir dans toutes les bonnes librairies...).

samedi 16 avril 2016

#MaVoix : Le jour où j'ai appris à me taire...

Je viens d'une fratrie de trois enfants. Je suis celle du milieu, la plus pénible, la plus ch..., celle qui a toujours peur de ne pas être aimée assez, entendue assez, reconnue assez. J'ai beaucoup compté dans ma vie, calculé, regardé ce que les autres avaient, "compétitionné"... J'ai longtemps pensé que pour mériter l'amour il fallait que je sois la plus belle, la plus intelligente, la meilleure quoi. La meilleure de quoi, je ne savais pas. Puis la vie est passée par là. Et chemin faisant, j'ai découvert que je n'avais pas, que je n'avais plus besoin de ça. Pour aboutir au final à un engagement citoyen qui me tient incroyablement à cœur et qui s'appelle #MaVoix.

Je dis souvent que soit la vie nous raidit, soit elle nous assouplit. Au fil du temps, j'aurai clairement pu être prétentieuse et cassante, voire méprisante. J'aurai pu. Ce serait très présomptueux de dire que j'ai choisi un autre chemin. Disons plutôt que mon âme a choisi un autre chemin. On pourrait aussi dire que les choses se sont faites petit à petit, mais je pense que ce n'est pas vrai. Je pense que finalement les choses se sont faites plus rapidement que je ne le crois. Si un phénomène d'érosion de mon orgueil était entamé depuis un certain temps, le retournement a eu lieu en moins de deux ans. Les évolutions de ma vie affective, familiale, amicale, professionnelle, révolutions qui m'ont appris à laisser de la place à l'autre, à découvrir son incroyable réalité qui n'était pas du tout celle que j'avais imaginé, n'y ont pas été pour rien. Je dois beaucoup à tous mes proches pour cela, car ils ont fait preuve à mon égard d'une patience et d'un soutien qui confinent au dévouement, je n'en reviens toujours pas.

Et puis un jour, cet automne, Marie, que je salue ici, m'a parlé de #MaVoix. Je pense que si n'importe qui d'autre m'en avait parlé, j'aurais écarté son discours d'un revers de main, d'un éclat de rire, d'un "tu ne sais pas". Mais Marie n'est pas n'importe qui, elle est mon amie, on a traversé ensemble beaucoup de moments de peine et de moments de foi. Alors je n'ai rien dit. J'ai quand même eu et je ne m'en cache pas, une sorte de réflexe que j'appelle aujourd'hui, le "Moi, l'élite...". Quoi, vous voulez faire élire députés des personnes volontaires tirées au sort ? Qui relaieront les décisions des citoyens tout au long de leur mandat ? Mais ça ne va pas ! Les lois ne peuvent pas être faites par "n'importe qui"... Mais comme c'était Marie, je suis allée voir. J'ai assisté à ma première réunion et pris par là-même mon premier cours d'intelligence collective. Une vraie grande claque aussi. Ensemble, on allait beaucoup plus loin que l'endroit où pouvaient me propulser les capacités de mon cerveau, beaucoup plus loin, beaucoup plus profond aussi. Enfin, rien à voir. Le processus était plus long, mais le résultat était franchement jubilatoire.

Entre temps, il y a eu les attentats de novembre. Les élections régionales. #NuitDebout aussi. J'étais consternée par la réponse politique qui a été apportée : l'état d'urgence avec des assignations à résidence d'écologistes (entre autres), c'était quoi ce truc-là ? Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas voté à des élections. Avec un incroyable sentiment de culpabilité, mais je n'ai pas voté. Et j'ai poursuivi mon engagement dans #MaVoix. Pour moi, la réponse ne pouvait être que citoyenne. Et collective. Sans référence à une idéologie politique, ni à un parti. Elle ne pouvait que s'appeler démocratie. #MaVoix, c'est ça : ne pas proposer de solutions, mais institutionnaliser le débat. Pas un programme, mais une méthode, pour que chacun puisse faire entendre son choix. Ne pas arriver avec des idées toutes faites, des "je sais mieux que toi". Ne pas attendre non plus qu'un homme providentiel - un gentil papa - vienne nous sauver. Mais apprendre à écouter, à laisser évoluer sa propre pensée, pour co-construire à l'arrivée. A prendre ses propres responsabilités : Nous sommes celles et ceux que nous attendions, répétons-nous au fil du temps. Nous, vous, et moi aussi. J'ai appris à me taire, à questionner tous mes systèmes de croyance. J'ai surtout appris à me mettre au service. Des autres, d'un projet plus grand que moi, d'un projet pour demain dont je ne verrai peut-être jamais la réalisation, la concrétisation. Je ne me présenterai jamais au tirage au sort, je ne serai jamais députée. Mais si j'ai (un peu) pu contribuer à l'émergence d'une autre idée du vivre ensemble, de la gouvernance de la cité, j'aurai gagné. J'ai déjà gagné. J'ai tellement appris en quelques mois, rencontré tellement de personnes incroyables, formidables, généreuses... Alors, oui, #MaVoix est une utopie. Et pourtant j'y crois.

Aujourd'hui, samedi 16 avril - 47 mars ! - 2016, le premier candidat de #MaVoix va être tiré au sort pour les élections législatives partielles qui auront lieu les 20 et 27 mai à Strasbourg. Parmi 18 candidats volontaires et formés. Il est parfois des révolutions silencieuses qui transforment à jamais notre vision de la réalité : pour moi, aujourd'hui, il s'agit de l''un de ces moments-là. Je n'ai pas pu être à Strasbourg. Trop fatiguée de tous ces engagements, c'est dans ma campagne que je suis allée me ressourcer. Pourtant, en ce jour particulier, mon cœur est en fête comme jamais.

mardi 29 mars 2016

Mon coup de coeur du jour : L'amour dans tous ses états

Il est rarement évident de partager avec justesse le travail de ses amis. Avec cette pièce de théâtre, c'est encore plus compliqué car ils sont trois que j'aime tendrement à avoir participé à la création de ce formidable spectacle : Victoire à la mise en scène, Camille et Guy à l'écriture et à la scène... D'autant que je trouve le résultat à la fois impressionnant et hilarant.

Cela parle de quoi ? De la genèse d'un couple qui s'est rencontré sur Internet et qui nous donne à voir toutes les étapes de la vie amoureuse, de notre vie amoureuse : Premier rendez-vous, séduction, peur, projet, disputes... Le tout commenté par le psychanalyste Guy Corneau qui est d'une justesse magnifique tout au long du spectacle. Je l'ai vu deux fois et j'ai vu l'ensemble se bonifier, s'affiner, nous percuter aussi toujours davantage. Car on le sait bien, on le sent bien, et le psychanalyste ne manque pas de nous interpeller à ce sujet : ce dont il parle, c'est de notre vie, de notre difficulté à vivre l'amour à deux, de nos évitements, de nos petits arrangements... Un spectacle à voir seul, en couple ou en famille (je l'ai vu avec deux de mes enfants qui ont littéralement adoré...).

L’amour dans tous ses états,
Une pièce de Guy Corneau, Danielle Proulx et Camille Bardery.
Avec Guy Corneau, Camille Bardery et Hervé Pauchon.
Mise en scène par Victoire Theismann.
Tous les mardi et mercredi à 20h, du 9 février au 20 avril, au Théâtre des feux de la rampe, à Paris.

Suivez des cours de naturopathie familiale !




De quoi s'agit-il ? Non pas de former de futurs naturopathes, mais bien d’apprendre à prendre soin de soi et/ou de sa famille grâce à la naturopathie, de connaître les secrets d’une alimentation saine, des plantes, des remèdes, simplement et sans danger. Il s’agit de cours à la fois théoriques et pratiques, destinés à vous en donner les bases pour aller vers toujours davantage de bien-être.
Au programme : Qu’est-ce que la naturopathie ? Quelles sont les dix techniques naturelles de santé ? Comment faire un bilan vital ? Quelles sont les bases d’une bonne alimentation ? Comment utiliser les pouvoirs des superaliments ? Comment faire une vraie détox ? Comment mieux gérer son stress ? Quelles sont les clés pour apprendre à se revitaliser ? Quelles huiles essentielles devrait-on avoir chez soi ? 

Les jeudis 31 mars, 14 avril, 12 et 26 mai (de 19h à 22h) à Paris (En cas d'absence à l'un des cours, il est possible de s'arranger pour le rattraper).

Ils ont suivi ces cours et témoignent de leur enthousiasme :
Céline : « Des ateliers très riches, où l'échange et la bonne humeur sont au rendez-vous! Odile Chabrillac nous transmet sa vision passionnée et passionnante de la naturopathie et nous inonde d'une énergie positive. Quelques vocations sont même nées ! Une très belle aventure ! »
Beate : « Ces moments, en même temps instructifs et ludiques (dégustations, exercices pratiques...), dans une ambiance détendue et chaleureuse m'ont poussée à prendre davantage conscience de ma façon de me nourrir, de vivre. Odile aborde cette formation avec beaucoup de simplicité et d'humour, et pour moi ces ateliers resteront une expérience inoubliable ! »
Oriane : « Ces ateliers sont véritablement passionnants, extrêmement riches et détaillés voire même personnalisés. Ce cycle m'a permis non seulement de découvrir la naturopathie mais aussi de pouvoir l'utiliser au quotidien. Ainsi, j'ai subtilement modifié l'alimentation de toute la famille et surtout j'ai adopté de nouveaux gestes. Les résultats sont là : un hiver sans rhume, une forme exceptionnelle et un bien-être général.».
·          L’inscription ne sera effective qu'une fois versés des arrhes de 100€.
·          Pour tout renseignement : 0660412182, ou o.chabrillac@gmail.com .

Lettre ouverte à mes amis de Facebook



Dans le milieu que je fréquente (et que j’aime), il est de bon ton de dénigrer Facebook, multinationale américaine s’il en est et surtout, grand espion de nos émois quotidiens comme de nos indignations. Laissez-moi une fois de plus ne pas hurler avec les loups : j’ai pu, au fil du temps, apprécier tant de bénéfices secondaires à cet outil, que je ne vois pas pourquoi je devrai m’en passer.

Alors, c’est vrai, FB est chronophage : on se jure – dans son for intérieur – que l’on va y consacrer 10 minutes, nous voilà parti pour une bonne heure (et encore les jours de petite forme !). C’est certain, il va falloir que l’on apprenne à s’autodiscipliner avec davantage d’efficacité… 

Mais c’est peu de choses si je regarde en premier lieu l’effet positif qu’ont vos partages sur mon humeur. Vos interventions sont capables de m’émouvoir, de me mettre en colère, de me réjouir, de me faire pleurer, de m’indigner, de me bousculer. Je n’ai jamais lu tant d'articles de tous ordres que depuis que cet outil existe. Renforcement de mes convictions ? Pas seulement ! J’ai la chance d’avoir des amis de tous bords, avec un dénominateur commun : l’intelligence. Ils ne crachent pas leurs opinions, ils les expriment, les documentent, les expliquent. J’ai appris tant de choses ces derniers mois, que ce soit sur le revenu universel de base, la protection des animaux – merci Victoire ! -, le monde musulman – merci Nadia ! -, que j’ai parfois l’impression de voir tomber mes croyances une à une et de me reprogrammer avec régularité. Sans parler de nos anniversaires ! Moi, j’adore que des tas de gens me le fêtent, avec un mot doux, un petit cœur. Je sais, ça ne mange pas de pain, mais c’est doux à mon oreille, et je sais que pendant quelques secondes, j’étais présente dans leur vie et dans leur cœur. Vous vous souvenez des anniversaires avant FB ? Déjà on se fâchait avec son amoureux qui oubliait une fois sur deux. Alors que là, avec les alarmes de tous nos gadgets, c’est simple, je croule sous les messages (et j’adore). Oui, mon ego est content. Une fois par an, on peut le laisser se pâmer, non ?

C’est clair, jusqu’à maintenant, je n’ai jamais eu un coup de mou dont FB ne soit venu à bout. Si, si, je vous jure… Si parfois je me sens seule, quand je pars m’isoler à la campagne pour écrire par exemple, je me connecte à son flux, et je retrouve le sourire. Celui de voir vos belles énergies ici réunies, les mots de tendresse de mes semeuses chéries, de mes amis d’autrefois et de ceux d’aujourd’hui. En effet, qui n’a pas retrouvé un vieux pote grâce aux réseaux sociaux ? Moi qui avais coutume de penser que si la vie nous avait séparés, c’est que c’était notre destin, je m’amuse ces derniers temps à remonter le temps. Et finalement, passé le choc de prendre conscience que « Ah oui, c’était il y a trente ans », j’ai l’impression que l’on reprend nos conversations là où on les avait laissées. Impressionnant ! Ce n’est clairement pas toujours simple, oh non parce que j’aurai trop changé (ni eux non plus), mais parce que cela génère des embouteillages dans mon emploi du temps. Car, si les réseaux sociaux sont virtuels, je n'ai de cesse de les faire passer dans le réel. Et on y parvient. Sans parler des projets professionnels qui voient le jour parce que l’on a appris par FB que l’un ou l’autre avait vécu telle expérience - merci Pascale ! -, ou s’était formé à telle pratique. Ni de ces amis pas assez proches pour faire partie du premier cercle, mais si forts dans nos cœurs pourtant et que l'on suit au fil du temps. C’est si bon ! Et même lors des attentats : s’il était important de savoir se déconnecter (après) pour sortir de la sidération face à de tels évènements, dans un premier temps, nous avons pu nous sentir ensemble, connecté (au sens premier du terme), et savoir qui était en sécurité. Perso, cela m’a aidé. Un peu, et c’est déjà bien.

Sans parler de la puissance commerciale - pourquoi nier que c'est bien pratique pour faire connaître ce que l'on fait -, mais surtout citoyenne des réseaux sociaux. C’est certain, nos pétitions ne sont pas suffisantes pour faire changer le monde, mais elles ont un réel pouvoir de pression et nous avons pu l’expérimenter avec efficacité plusieurs fois ces derniers temps. A nous ensuite de transformer l’essai, et de passer de l’indignation à l’action. Moi, je trouve qu’on s’en sort bien. Et que si FB nous espionne, nous profitons pas mal de la situation. Sous les yeux de ceux qui se croient puissants et qui ne voient pas leur monde changer (alors qu'ils n'auraient qu'à y prêter attention pour en prendre conscience). Je ne suis pas naïve, mais j’ai quand même l’impression que l’on rattrape à la vitesse de l’éclair une partie des cours d’éducation civique de notre enfance : sans FB, je n’aurai jamais vu « La stratégie du choc » de Naomie Klein – Merci Isa ! -, ni « J’ai pas voté ». Sans FB, à ce jour, je ne serai pas Irakienne, ni Pakistanaise, et toujours Paris, Bruxelles, Berlin et Charlie. Le cœur ouvert, le doute à l'esprit.

Je veux bien boycotter des tas de marques, de Coca-Cola, à Starbuck et McDonald's (zéro effort pour moi, c’est vrai, ils sont absents de ma vie depuis des décennies), Ikéa et Amazon (ce qui est déjà plus compliqué, mais faisable), mais s‘il vous plaît, laissez-moi Facebook…  Et laissez-moi remercier du fond du cœur ce millier d’ « amis » - dont certains, je le reconnais, sont de parfaits inconnus pour moi, mais s'appuient sur cet adage qui me plaît, selon lequel les amis de mes amis sont mes amis, si, si - qui représentent néanmoins des tas de facettes de qui je suis et qui ont en tous cas la force de conviction d’ensoleiller souvent et même parfois de transformer ma vie.