lundi 31 octobre 2016

Mon nouveau livre, mon premier roman : Le commencement de la fin


Je suis à la fois émue, enthousiaste, intimidée... J'ai le trac, c'est certain.
Je viens de publier mon premier roman, un livre auquel je tiens profondément. J'ai parfaitement conscience qu'il n'est pas parfait, je ne prétends pas pouvoir me confronter aux plus grands. 
Et pourtant, malgré ses maladresses, je l'aime vraiment. 
C'est un livre qui parle de ce que je crois, de ce que je porte. Autrement. 
C'est un livre qui nous interroge tous, sur la vie que nous menons, sur les choix que nous faisons. Et surtout sur ceux que nous ne faisons pas.

 Il commence comme ça :

"La fin est proche.
Le compte à rebours a commencé.
Je sursaute brusquement dans mon lit. Qui a crié ? Je m’assieds. Retrouver mes esprits. Respirer. D’abord penser à respirer. Surtout, ne pas paniquer.
Rien. Pas un bruit. Dehors, le silence est immense.
J’ai peut-être rêvé. Juste un mauvais rêve.
Impossible, c’est sûr, de me rendormir. A quoi bon essayer ?


L’homme de la Sécurité Civile est passé en début d’après-midi. La majorité des gens d’ici était déjà partie. Il n’arrêtait pas de répéter qu’il fallait évacuer la ville avant vendredi. Vendredi ? Ça fait toujours deux jours. « … Mais le plus tôt sera le mieux, a-t-il ajouté. Il faut que nous puissions assurer votre sécurité ». J’ai ri. A tort peut-être. Je n’imaginais pas ce petit homme en train de me protéger. « Le plus tôt sera le mieux », répétait-il avec cet air sérieux que les circonstances exigeaient. Pour autant, il était incapable de répondre à la moindre question. Il ne savait rien. Personne ne savait rien. Ni ce qui se passait. Ni où il fallait aller. Juste qu’il fallait partir. Fuir. (...)"

Pour moi, il s'agit d'un roman initiatique, d'un parcours de vie, d'un chemin d'évolution. Au début,  l'héroïne se trouve en effet plongée dans une situation qu'elle n'avait absolument pas anticipé : Comment réagir lorsque le monde tel qu'on l'a toujours connu, s'effondre ? Comment faire quant tout s'arrête ?


Un livre qui ne manquera pas de vous interroger, du moins je l'espère, pour mieux vous emporter. Une épopée de "nature-fiction" qui nous questionne sur nos vies et sur la "soit-disante" modernité.

Vous souhaitez m'aider ? Vous pouvez déjà tout simplement "liker" la page FB du livre et même l'y acheter directement. Et ensuite, s'il vous plaît, n'hésitez pas à partager votre enthousiasme sur Amazon, FB, ou sur votre blog, enfin sur tous ces trucs modernes qui nous aident à nous faire connaître auprès de ceux qui nous sont proches et que l'on ne connaît pas (encore)...

Douillettes bouillottes

Peu de personnes le savent : la bouillotte fait intégralement partie de notre mode de vie en naturopathie ! Impossible de s'en passer, tout au moins lorsque les températures commencent à dégringoler ! Sur le foie (qui n'aime rien tant que la chaleur), le plexus solaire, sur les pieds... A votre tour, redécouvrez-les !




1 – La Bouillotte Flower Power d’Incidence Paris, mettra comme un air happy dans votre vie (11,90€ +3,90€ de frais de port).

2 – Cet ours tout doux proposé par Hunkemöller se fait câlin pour nous réchauffer (17,99€ + 4,95€ de frais de port).








 
3 -  Cette peluche bouillotte est un agneau de chez Douce Bouillotte, garni de grains de blé et de fleurs de lavande. Elle est prête en 2 minutes, au micro-onde ! (22,50€ + 4,95€ de frais de port). 





  
 
4 – Cette bouillotte Polka tricotée grise, de Maisons du Monde se fait élégante et sobre (9,99 €, Disponible uniquement en magasin).






5 – Cette bouillotte pour enfant Barbapapa, de Cooper, donne juste envie de la prendre dans ses bras (27,90€, en pharmacie).









 
6 – Cette petite bouillotte Coeur en vichy est garnie de noyaux de cerises et se réchauffe au micro-onde (9,90€ + 9€ de frais de port).








Do it yourself !
Les noyaux de cerise ont la propriété d'accumuler de la chaleur et de la restituer lentement grâce à leur forte inertie thermique (supérieure, paraît-il, à l'eau des bouillottes). Et leur léger parfum de cerise, une fois réchauffé, apporte un agréable arôme naturel ! On peut les acheter tout prêts, lavés, brossés et séchés. Vous choisirez alors un tissu en coton ou en lin, pour les envelopper. Sachant que la bouillotte in fine ne doit pas être trop remplie ni trop compacte. En général, on compte : 200 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 10 cm ; 400-500 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 20 cm ; 600-800 grammes de noyaux de cerise pour une enveloppe de 20 x 30 cm. Ensuite, pour la chauffer, vous placerez votre bouillotte au micro-ondes (pendant 2-3 minutes 360 watt maximum), sur un radiateur (remuer de temps en temps pour chauffer uniformément), à côté d'un poêle ou dans un four traditionnel (7-8 minutes maximum en la surveillant bien). Tester la chaleur et réchauffez-vous comme vous le souhaitez (8,80 euros).


samedi 1 octobre 2016

Un chemin en naturopathie

Petite fille, je voulais être herboriste. On m’a vite dit que cela n’existait pas, que cela n'existait plus, qu’il fallait être pharmacien si l'on voulait soigner avec les plantes. Mais pharmacien, je ne voulais pas. C’était herboriste, ou faire de l'acupuncture éventuellement. Ce ne fut rien de tout cela. 

Après mon bac – scientifique – j’ai fui les prépas pour faire des études de théâtre, puis de la mise en scène. Rien à voir. C’est pourtant à ce moment là que j’ai lu mon premier livre de naturopathie. Un livre de poche que j’ai toujours, que j’ai adoré. A l’époque, j’ai aussi lu Médecine des trois corps, tous ces livres là, ils m’ont bouleversée. Mais c’était en même temps trop loin de moi, de mon milieu où l’on est polytechnicien de père en fils ou fille, où HEC est un second choix et où lorsqu’on fait science-po, on est un raté... Au moins le théâtre était une rupture radicale, je me suis lancée à cœur perdu dans cette vie à contre-courant. J’ai quand même vite vécu avec un ostéopathe, à l’époque où l’ostéopathie était en plein flou juridique, je connais bien ces combats, puis avec un professeur de pharmacie. Le soin des autres était proche de moi, mais pas pour moi.

Lorsque j’avais vingt-neuf ans, on a trouvé le même mois un cancer chez mon père et chez ma mère. Toutes mes lectures d’étudiantes me sont revenues à l’esprit. Je me suis replongée dans Kousmine, une méthode alternative de santé naturelle. Mon père a tout testé, expérimenté. Trop tard. Il est décédé. Puis j’ai été enceinte, Kousmine toujours. Dès que je m’éloignais d’un mode de vie sain, naturopathique dirions-nous aujourd’hui, et surtout de cette pensée holistique qui me passionne, la vie m’y a ramenée. Lorsque j’ai commencé à travailler à Psychologies Magazine, c’est ma chef de service, Patricia, qui m’a fait enquêter sur tous ces sujets et qui m’a poussée à les approfondir. J’ai beaucoup de chance. 

La première fois que je suis allée au Cenatho - une des grandes écoles parisiennes de naturopathie -, c'était pour interviewer Daniel Kieffer, son directeur, sur les monodiètes, et j’ai vu affiché (à l’époque, c’était écrit au gros feutre sur une affiche un peu bancale) les conseils de saison à suivre pour être en santé... Je me revois aussi lire le Guide de la Revitalisation de ce même DK que j’avais reçu en service de presse, j’étais dans un train vers Saint-Malo pour aller tester une thalasso, j’avais envie de dévorer ce livre, j’en ai “stabiloté” la moitié... Je ne me sentais pas capable de devenir naturopathe, de faire un tel virage pourtant. Pas encore. J’étais une (petite) “star” dans mon métier, je n’étais pas encore prête à y renoncer... 

Il a fallu la crise du milieu de la vie, en vrai, en total, en grand, "à intensité haute", comme le dit mon amie Françoise Muhr* (*elle est l'une des spécialistes françaises de cette CMV), pour que j’aille faire un stage de chamanisme : le mot naturopathie revenait toujours tout le temps, c’était curieux et très clair. Dès mon retour, je me suis inscrite au Cenatho. Mon compagnon, le prof de pharmacie, a très mal vécu ce bouleversement, on s’est séparé. Il est mort depuis, que la paix soit avec lui... Je le dis souvent, ces quatre années d’études ont été autant d’années d’initiation. J’ai joué le jeu autant que j’ai pu. J’ai créé beaucoup d’autres choses parallèlement (un site internet, mes premiers livres....). Mais toujours dans cet esprit holistique qui constitue la base de la pensée naturopathique. J’avais trouvé la couleur de ma route. Il est évident que cellulairement, énergétiquement, karmiquement, cette période m'a métamorphosée.

L'examen final de naturopathie a peut-être clos ma première partie de ma vie. Ce n’est qu’après que j’ai pris conscience de l'importance de ce moment, de tout le reste, toute cette route, tous ces morts qui étaient là et que je ne voyais pas.  Il y a tant de choses, tant de ruptures, tant d’évènements qui m’ont amenée à ce jour-là, tant de fantômes présents de manière consciente et inconsciente, cela ne pouvait être autrement.

Depuis ma pratique a changé, évolué, elle s'est beaucoup transformée... Mêlant naturopathie et psychothérapie, travaillant toujours et plus sur moi, pour me sentir digne, apte, autorisée à accompagner d'autres humains sur leur route. Aujourd'hui, je vis la vie qui me ressemble, une vie toujours intense, parfois douloureuse, le plus souvent joyeuse. Une vie paisible aussi paradoxalement, pleine de projets et de confiance. Une vie qui ne cesse d'emprunter ce "chemin de la nature" que j'aime (comme on peut traduire aussi le terme de "naturopathie"...) et qui m'est essentiel. De plus en plus. 

Je ne dirai pas que je pratique la naturopathie. Non, je la vis. Je mange naturopathe, je bois naturopathe, j'écris, je jardine naturopathe, j'aime, je pense naturopathie. C'était ma voie, ma destinée. Une chemin jamais terminé...