jeudi 31 août 2017

Et toujours recommencer...












« Vous avez peur, peur de ne pas réussir ? Alors, allez-y. Si vous devez échouer, vous échouerez et recommencerez. Autant de fois qu’il le faudra. Ce n’est pas l’échec qui nous retient, c’est le courage de recommencer qui manque et nous fait stagner » 
(Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estès, Grasset, 1992)
Tomber. Se relever. Tourner la plage. Pleurer. Et toujours recommencer... Je suis étonnée, stupéfaite, admirative de voir chacun de nous ainsi au fil de la vie, remonter son horloge intérieure, y croire à nouveau, repartir, s'arrêter parfois, proposer une énième version d'un scénario, d'un livre, d'un projet, surmonter la maladie, l'échec, la perte. Repartir pour une nouvelle histoire de coeur, le sourire au lèvre, déménager, perdre et rejouer, tenter de retisser des liens tant et tant de fois brisés. Je me vois, je nous vois, je les vois mes amis, plein de courage, tant de coeur à l'ouvrage, s'épauler, s'essayer, se tromper, puis reprendre pieds. Nos sourires à ces moments-là. J'ai les larmes aux yeux, je n'en reviens pas. Après un été intense, laborieux, pas si simple pour moi, alors que se profile l'annonce d'une belle rentrée, engageante, émouvante, importante. Je me pose un peu. Et je vois défiler tant et tant de rentrées, et je ressens cet enthousiasme qui nous portait, et je regarde loin devant. Oui, j'ai le trac.

Dans ces instants de fin d'été, ces moments où les premiers parfums d'automne viennent nous interpeller - n'est-ce pas un champignon que j'ai vu ? Oui, c'est cela -, où les premières feuilles mortes tombent, où nous faisons déjà du feu dans la cheminée, je m'immobilise. C'est une année spéciale qui commence pour moi, avec l'école de naturopathie qui connaît un succès inespéré et commence dans quelques semaines, avec un livre essentiel pour moi qui va être bientôt édité, avec le départ de mon fils pour Vancouver (autant dire pour une maman, l'autre bout de la terre). Et tant de choses, encore plus intimes et tout aussi interpellantes. De nouvelles propositions, de nouvelles initiations. Un numérologue que j'aime beaucoup, m'avait dit il y a des années que 2017 serait mon année étoile, celle qui verrait tout basculer. Je comprends mieux aujourd'hui la justesse de ce qu'il m'avait annoncé. Et oui, j'ai peur. Cette peur persistante d'échouer, de ne pas être à la hauteur de la confiance que j'ai pu susciter, peur de perdre, peur de blesser et de me blesser.

Ces derniers jours, j'ai pas mal tenté de négocier avec ma peur, faisant comme ci, faisant semblant. Et aujourd'hui, j'ai enfin oser la regarder. Il n'est plus temps de partir en vadrouille, de batifoler à gauche et à droite, de tourner le dos à mon chemin, à mon destin. Je vais y aller. Je vais oser. Me redresser, regarder devant moi, regarder cette nouvelle route, respirer, avancer le pied, y aller. Et toujours recommencer...

Je dédie ce texte à Rose, Rose est la fille d'Alice, que j'ai connu par mon ancien travail de journaliste. Rose a un cancer, elle vient de subir une énième ponction lombaire, entame son 14ème mois de chimio (plus que 3 ans et 10 mois avant la guérison) et attaque sa 3ème au collège à partir de lundi. Pour Rose déjà, on va ouvrir grands nos yeux et être vigilants à toutes les manifestations qui auront lieu cet automne concernant les cancers pédiatriques et LES SOUTENIR. Pour Rose encore, on va se lever le matin et sourire à la vie, et poursuivre nos joies et nos combats quotidiens, la tête haute. Encore et toujours recommencer...

Photo : Time passing. Clock in sky. Auteur : Stillfx


dimanche 20 août 2017

En vulnérabilité

Je vis dans un pays étranger où peu de personnes semblent habiter. Je vis en vulnérabilité. D'autres disent en hypersensibilité. Tout me parle, tout me touche, chez moi, tout est amplifié, le pire comme le meilleur. 



Je n'arrive pas à être indifférente, encore moins à faire semblant. Là où je constate bien que les autres personnes voient au pire un dérangement, moi je vis un déferlement, qui me déstabilise, m'interroge, mais peut aussi m'amener dans d'étranges contrées, aux frontières de la vie, de la mort, voire de la folie...

L'autre soir, au cours d'un dîner qui aurait dû s'avérer courtois voire même joyeux, entre personnes bien intentionnées, j'ai subi la maladresse patinée de méchanceté d'un tiers, sur un sujet qui me tient à coeur et pour des raisons que j'ignore (sinon peut-être que certains hommes ou certaines femmes se délectent à tenter de déboulonner la figure de la femme puissante, comme ils n'ont pas pu le faire avec leur mère). L'évènement en soi a peu d'intérêt. En revanche, de mon côté, j'étais sidérée. Le syndrome du lapin dans les phares d'une voiture. Je n'entends plus rien, je ne vois plus rien, je perds ma boussole intérieure. Quelques temps, je donne encore le change comme une poule sans tête, puis je m'effondre. En sanglots. Je ne sais pas faire. Je dois fuir, mais je ne peux pas car sinon le drame risque de se transformer en tragédie ! Même s'il est clair que je leur ai pourri le dîner et que je ne serai plus réinvitée ! Mais au-delà de ça, je ne peux que constater que je ne suis pas comme les autres (ou pas comme tous les autres). Mes proches me disent de me blinder, de rationaliser, de prendre de la distance. Ce que je leur explique, c'est que je ne peux pas. Que, dans ces moments-là, je n'ai plus de cerveau, que je suis totalement inapte à faire face aux capacités de nuisance des personnes (surtout sur un terrain que je crois allié). Les gens sont d'autant plus surpris et font d'autant moins attention, que je suis une grande fille, joyeuse, autonome, croquant dans la vie à pleines dents. J'ai beau les prévenir, ils ne me croient pas. Jusqu'au jour...

Oui, je suis trop. Lorsque mon ex m'a quitté il y quelques années, c'est ce qu'il hurlait dans la cuisine : tu es trop, trop sensible, tu as trop d'amis, tu fais trop de choses, tu as trop d'envies. Et le petit diable en moi qui n'avait pas perdu son humour malgré le tragique de la situation, pensait : et toi, mon gars, tu n'es pas assez ! Ne croyez pourtant pas que je pleure tout le temps, c'est loin d'être le cas. D'une manière générale, cela m'arrive une ou deux fois par an de me retrouver ainsi désarçonnée par une situation. Le reste du temps, j'ai appris à gérer ma fragilité. Je suis comme la princesse des petits pois, mais à un niveau psychique : je détecte le mensonge, le manque de cohérence ou la tentative de manipulation, à la seconde. Je suis une antenne à faux-semblant, à hypocrisie, j'ai une intuition rarement prise à défaut. Ce n'est pas de sortir de ma zone de confort, mais d'y entrer, dont j'ai besoin. Car le problème est que tout ceci me touche tel un tsunami. En fait, cela assombrit mon monde. Je sors d'une telle situation en ne sachant plus très bien si j'ai envie de vivre ou de mourir, comme si j'avais une incapacité à m'insérer dans une telle réalité. Les autres ne me trouvent "pas normale". Mais de mon côté, je ne veux pas de leur normalité, incapable de prendre soin des gens, de l'amour, de la magie du monde.

Alors j'ai mis en place tout un protocole - je l'appelle mon plan Orsec - pour réémerger, retrouver l'appétit de la vie : la première chose à faire est de quitter le lieu du crash ! Le simple fait de se retrouver en terrain familier me fait déjà du bien, et si c'est dans ma maison à la campagne, c'est encore mieux car le silence et la nature me régénèrent. Je sollicite ensuite mes amis, qui connaissent ma sensibilité à fleur de peau. Ils savent ce qu'ils ont à faire, qui consiste la plupart du temps à être là, histoire que j'arrête de revivre en boucle un évènement sans intérêt. Puis je me force à manger, car je suis tout à fait capable d'oublier de le faire, avec une boule dans la gorge comme j'ai. Je me force aussi à poursuivre ma vie au jour le jour, à faire les choses, comme en pilote automatique, même si je n'ai plus envie. J'écris aussi. Petit à petit, le flux revient, comme une dynamo entraînée par le mouvement du quotidien. J'oublie, je m'apaise, je vais bien.

Je me dis qu'un jour, mon corps et surtout mon coeur finiront par lâcher. Ce n'est pas par hasard si j'ai fait du care, du prendre soin, une idéologie et un choix de vie. J'ai bien conscience que je m'use avec un tel comportement. Même si je parviens à me recentrer plus rapidement au fil des années, à me remettre plus vite sur mes jambes pour avancer, je vois bien que mon corps est davantage impacté. Et en même temps, tant pis. On pourra dire que j'ai vécu à 100%, du mieux que j'ai pu, le coeur battant. On pourra dire que j'aurai fait de cet état d'être un atout dans mon métier de thérapeute, car j'aurai pu accompagner en présence et en conscience mes frères humains sur un chemin de vie parfois bien compliqué. On pourra dire ce qu'on voudra. Car pour rien au monde, je ne voudrais changer. Je vous ai dis ma détresse lorsque les choses déraillent, mais retenez aussi, retenez surtout, que le bonheur également je le perçois de manière démultipliée, que je jouis de la vie de tous mes pores, de toute mon âme. Et que cette sublime aventure mérite largement toutes mes larmes.

Ca vous parle ? Vous pensez également être hypersensible ? lisez cet article bien fait qui permet aussi de tester sa sensibilité : c'est simple, moi, j'ai 16 points sur 16 !!! Vous pouvez aussi lire le livre, Ces gens qui ont peur d'avoir peur. Mieux comprendre l'hypersensibilité, de Elaine N-Arou (Editions de l'homme).
Visuel : Broken hearted woman is crying,silhouette,Valentines day concep © hunna.

dimanche 2 avril 2017

Marcher pour se (re)trouver

C'est l'histoire d'un livre que j'ai porté durant 1500 km et même davantage. L'histoire d'un livre qui évoque quelque chose de vital pour moi, la marche à pied. C'est aussi l'histoire d'un livre qui parle de rencontre avec soi-même, avec les autres, avec le monde. Une évidence. La marche et tout ce qu'elle nous apporte. La marche et tout ce qu'elle nous apprend dans tous les domaines, y compris spirituel, y compris politique et artistique, y compris bien-sûr en tant que pratique de développement personnel.

L'humilité, la joie, le partage. Le dénuement. S'alléger. Se laisser emporter. Sortir des dépendances affectives. Vivre plus fort. Vivre plus grand.

"Selon moi, il existe peu de chagrin, peu de souffrance, peu d'amères expériences, capables de résister à sa pratique régulière. La marche use notre disque mental, polit nos ruminations. Elle permet de s’engager sans s’épuiser, d’être présent au monde en toute légèreté, d’être enthousiaste et concentré. Face à l’injonction actuelle qui veut que nous vivions notre vie avec intensité, un peu comme des drogués, la marche nous met les pieds sur terre. Littéralement. Elle nous ancre, remet nos existences en perspective, nous offre cette subtile distance nous permettant de retrouver une nouvelle envie, un nouvel allant. Sans artifice. C’est pourquoi, j’ai toujours dit à mes enfants, que si un jour, ils étaient dans un profond désarroi, voire s’ils devaient faire face à cette nuit noire que l’on traverse parfois, qu’ils ne réfléchissent pas… : « Trouvez un bâton et prenez la route ! », je leur répète. « Même si vous avez l’impression d’être au bout de vos forces, anéantis, submergés, je vous en supplie, allez-y, partez, partez… ». Oui, je n’ai guère de doute. Sur la route, eux comme moi, finiront par retrouver la foi. Et avant même de parler d’une foi en un ailleurs, je parle déjà (et surtout) de la foi en l’existence, en d’autres et surtout en soi. Peu à peu, les émotions se calment, bercés que nous sommes par la monotonie de nos pas. Peu à peu, on s’ouvre au monde, en de douces épousailles, loin des pesanteurs du quotidien."

(Marcher pour se (re)trouver, Odile Chabrillac, Leduc.S Editions, 220 pages, Sortie : le 7 avril 2017)


samedi 1 avril 2017

L'équipe de l'Institut de Naturopathie Humaniste

Voici, par ordre alphabétique, les membres ainsi que les Guest Stars de notre équipe.

 - Lise Bartoli​. Psychologue clinicienne, Lise est également hypnothérapeute, conférencière internationale et formatrice. Elle est l’auteur de nombreux livres et de sublimes jeux de cartes. Derniers en date : Dis-moi comment tu es né, je te dirai qui tu es (Payot) et le Coffret cartes Créatives Enfant (également chez Payot).

- Catherine Behar​. Olfactologue et sophro-analyste, certifiée en aromathérapie, Catherine a été formée par Dominique Baudoux (Pranarom), et Gilles Fournil pour l’olfactologie. Elle est co-auteur du Guide de l'Olfactothérapie chez Albin Michel (co-écrit avec Guillaume Gérault et Ronald Mary). Elle a également écrit le livre, Prendre soin de sa beauté intérieure, aux éditions du Souffle d’Or.

- Violaine Beraud-Sudreau​. Psychanalyste humaniste et transpersonnelle, Violaine est également spécialisée dans diverses approches psycho-corporelles (dont la respiration holotropique). Elle anime des groupes thérapeutiques depuis des années, dans un premier temps dans l’accompagnement des personnes en deuil, puis dorénavant dans l’intention d’explorer plus profondément le lien à soi et à l’autre.

- Murielle Caillau Fangous​. Diplômée de chimie et de cosmétique, directrice des activités digitales dans plusieurs entreprises, Murielle s’est depuis formée à la naturopathie qu'elle pratique en cabinet.

- Clémence Catz​. Spécialiste de la cuisine végétale et créatrice culinaire pour les plus grandes marques bio, Clémence Catz est l’auteure de nombreux ouvrages de référence : Cuisine Veggie, les savoir-faire, Tofu soyeux, Chia, lin et psyllium… (Editions La Plage)

- Odile Chabrillac​. Naturopathe et thérapeute analytique, Odile a également été formée à la respiration holotropique et à l’analyse transgénérationnelle. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages dans le domaine du bien-être : C'est décidé, je pense à moi, aux Editions Plon ; Les aliments qui rendent intelligent, aux Editions Plon, Petit éloge de l'ennui, puis Arrêter de tout contrôler aux Editions Jouvence ; Gérer son énergie même quand on est à plat, 5 étapes et la fortune me sourit !, Mon cahier Détox, ainsi que Une Détox et ça repart ! , et Mon cahier Régime tout cru, aux Editions Solar, ainsi que le roman Le Commencement de la fin.

- Elsa Davy​. Formée à la sophrologie, professeure de Pilates, Elsa a également suivi les cours de L’institut Bernadette de Gasquet. Aujourd’hui elle a regroupé toutes ses connaissances pour accompagner au mieux dans une pratique sportive en conscience destiné à renforcer son bien-être au quotidien.

- Joëlle Debeausse. Si son parcours fut d’abord tourné dans la création d’intérieurs, la découverte du Feng-Shui, de nos traditions populaires et du bon sens qui s’en dégagent, ont beaucoup inspirée Joëlle pour faire du lieu de vie un lieu de ressourcement et de détente. L’envie d’aller encore plus loin la conduisit pendant plus de 20 ans dans l’étude des énergies, au travers de nombreux voyages et initiations, jusqu’à devenir Maitre Reiki Usui. Elle propose aujourd’hui avec Jean-Marie, son époux, différentes techniques permettant de retrouver équilibre et harmonie dans le merveilleux cadre de Val Tara (en Bretagne).

- Gwénaëlle Fradj. Naturopathe, spécialiste en Slow living et praticienne de relaxation coréenne, Gwénaêlle accompagne aujourd'hui des personnes qui souhaitent se prendre en mains en adoptant un rythme de vie qui leur convient grâce à des solutions naturelles, complémentaires et intégratives.

- Laëtitia Guern​. Sage-femme et naturopathe, Laetitia pratique également le massage et les soins énergétiques.

- Arouna Lipschitz​. Philosophe, femme de lettres et productrice, Arouna a également revêtue la robe orange de prêtre dans la religion hindoue, avant de revenir à une vie plus « normale », où elle nous propose de la suivre sur la Voie de l’Amoureux. Elle est l’auteure de nombreux livres de Dis-moi si je m’approche (Le souffle d’Or/J’ai Lu) à 52 clés pour vivre l’amour (Dervy, avec les illustrations de Luc Templier).

- Sophie Macheteau​. Après un premier ouvrage sur les cosmétiques bio 90 recettes de beauté bio à faire soi même, Sophie est devenue La référence en matières de cosmétiques bio. Elle créera alors sa société, Bionessence, dans le but de sensibiliser à la fois Grand public et Professionnels à la cosmétique naturelle et biologique. Elle a depuis écrit quinze ouvrages traitant de la bio-cosmétique et du bien-être au naturel.

- Françoise Muhr. Formatrice en développement des capacités comportementales et relationnelles depuis 27 ans, Françoise intervient en entreprise, en institution, pour des missions d’audit, de conseils, de coaching d’équipe et individuel, et d’actions de formation. Elle est l’une des spécialistes de la Crise du Milieu de la Vie.

- Leila Nasri​. Après avoir étudié la biologie à Paris, puis, dans un centre de soin en Inde, à Pondichéry, Leila se forme en naturopathie. Depuis 10 ans, elle axe particulièrement son domaine de recherche sur le lien entre le stress et ses expressions physiques et émotionnelles. Thérapeute et formatrice, elle maîtrise de nombreuses différentes techniques de massage (ayurvédique, thaï et shiatsu).

- Fanny Kervadec. Consultante, formatrice et coach certifiée, Fanny est spécialiste des stratégies de communication par l’image de Soi, le coaching et la pratique EFT (Emotional Freedom Technique). Sportive de toujours et pratiquant le triathlon, elle accompagne également les sportifs pour toujours plus de stabilité émotionnelle, de connaissance de Soi et de performance.

- Aude Richard​. Passionnée par les plantes et leurs propriétés depuis toujours, Aude a d’abord eu la chance de faire une formation avec André Passebecq, grand monsieur de la Naturopathie Hygiéniste. Ce fut le début d’une longue route la menant de formation en formation, puis à la création d’une boutique de produits biologique spécialisée dans les compléments alimentaires. Diplômée de l’école lyonnaise des plantes médicinales, du collège international d’aromathérapie de Dominique Baudoux, conseillère agréée en fleurs de Bach, Reflexologue plantaire ainsi que formée à la technique de la Métamorphique par Gaston Saint Pierre, elle a (aussi) suivi de nombreuses formations en médecine nutritionnelle et fonctionnelle avec le Pr Vincent Castronovo ainsi que quelques incursions dans le domaine du quantique grâce au Pr El Amrani, avant de se former à la naturopathie.

-  Sandrine Roudaut Rotillon​. Chercheuse-semeuse d’utopie, Sandrine est l’auteure du livre l’utopie, mode d’emploi (Edition La mer salée) : Après plus de 10 ans à conseiller les entreprises, Sandrine a en effet décidé de consacrer du temps à la compréhension des freins qui nous empêchent de changer fondamentalement nos comportements. Passionnée par les dynamiques citoyennes, elle mène ensuite un travail de réflexion sur l’héroïsme ordinaire, les mécanismes de résignation et de soumission à l’autorité. Pour en arriver à réfléchir aux liens entre l’engagement, l’accomplissement personnel et le bonheur. Le fruit de ce travail : Les suspendu(e)s, paru en novembre 2016.

- Catherine Rossi. Chirurgien-dentiste, Catherine a toujours exercé avec l’aide des médecines naturelles. Véritable partenaire de la santé de ses patients, elle base sa pratique dentaire sur une approche globale du corps, associant la bouche, les dents, à nos problèmes physiques mais aussi à nos émotions. Elle forme aujourd’hui de nombreux dentistes et thérapeutes à l’énergétique dentaire et à la dentisterie holistique.

- Charlotte Savreux​. Journaliste, présentatrice et rédactrice en chef, Charlotte Savreux a collaboré à de nombreuses émissions de télévision, en particulier la célèbre émission Bien-être sur Direct 8. Professeur à l’Institut Européen du Journalisme, elle anime également des débats de société dans le cadre d’événements institutionnels. Elle partage dans son livre L’Année du déclic (Editions Balland) son expérience professionnelle, son goût des autres et son enthousiasme pour la vie.

- Jean-Charles Sommerard. Il se définit lui-même comme un « aromagitateur » : Jean-Charles est en effet un bâtisseur d'arômes, un amoureux des huiles essentielles et eaux florales. Il en perpétue la tradition et le savoir-faire familial depuis plus de 25 ans. Il est aujourd'hui le créateur d'univers de Sevessence au sein duquel il compose des parfums d’univers hors du commun. Il a écrit plus d’une dizaine d’ouvrages, dont le dernier Mes recettes et boissons bien-être (Editions Solar).

- Victoire Theismann​. Psychanalyste, écrivaine et metteur en scène, Victoire enseigne également la psychothérapie. Elle a créé l'association Butterfly qui propose du soutien thérapeutique aux personnes en difficulté.

- Arnaud Touffet​. Psychopraticien formé à la respiration holotropique, Arnaud encadre des groupes utilisant cette technique depuis plusieurs années.https://www.facebook.com/InstitutdeNaturopathieHumaniste/

Suivez une formation de conseiller en naturopathie et en hygiène de vie !

Ce programme de 2 ans avec certification est totalement basé sur un enseignement à distance :

Cette formation qui fera de vous des experts bien-être de très haut niveau, comporte 300 cours vidéo en ligne, avec un forum mensuel et un suivi personnalisé par un responsable de niveau, pour un total de 800 heures (sur deux ans).

Prix : 2640 €

Les élèves francophones suivant uniquement l’enseignement par Internet auront un responsable de scolarité qui les suivra tout au long des deux années d’étude, et qui répondra à leurs questions écrites et orales (à raison d'une heure par mois non cumulable, sur 9 mois par an).

Début des cours : 2 Octobre 2017

Enseignement : 
Première année

1.     Naturopathie et humanisme ;
2.     Bilan vital : les constitutions.
3.     Bilan vital : les tempéraments ;
4.     Bilan vital : les diathèses et la vitalométrie ;
5.     La cure détox ;
6.     La cure de revitalisation ;
7.      La cure de stabilisation et les autres cures.
8.     Hygiène vitale holistique, l’holisme ;
9.     Hydrologie ;
10.   Fonctionnement de l’appareil digestif ;
11.   Hygiène et culture respiratoire ;
12.   Premières notions de nutrition (qualitatives et quantitatives) :
13.   Nutrition : Etude critique des différents régimes ;
14.   Etude critique des différents aliments ;
15.   Les compléments alimentaires de base ;
16.   Hygiène vitale de la grossesse ;
17.   L’alimentation du jeune enfant ;
18.   Diététique, étude du jeûne et des monodiètes ;
19.   Les régimes minceurs ;
20.   Alimentation et énergétique ;
21.   L’exercice physique ;
22.   Le système nerveux ;
23.   Les concepts fondamentaux de psychologie ;
24.   Les différentes psychothérapies ;
25.   Les bases du fonctionnement psychologique ;

Deuxième année :

26.   Premières notions d’aromathérapie ;
27.   L’aromathérapie au quotidien ;
28. Etude du sommeil et clés naturopathiques ;
29.   Hormones et hygiène de vie ;
30. L’alimentation vivante ;
31.   Les différents émonctoires ;
32.   Psychopathologie
33.   Stress, anxiété, dépression et spasmophilie ;
34.   L’équilibre acido-basique ;
35. La candidose et les solutions naturelles ;
36.   Lecture des analyses médicales & Anatomie ;
37. Prédispositions cardio-vasculaires et prévention (dont HTA)
38. Allergies et prévention ;
39. Diabète et prévention ;
40. Cancer et prévention ;
41.   Les addictions ;
42. La maladie de Lyme ;
43.   Phytologie (de base) ;
44.   Phytologie (2) ;
45.   Biothérapies diverses;
46. Les fleurs de Bach ;
47.   L’immunité ;
48.   Apprendre à (bien) vieillir
49.   Géobiologie et bien-être chez soi ;
50.   La CNV et l’art de communiquer.

Les personnes suivant cet enseignement seront capables de coacher des personnes grâce à leurs compétences dans les domaines suivants sans pouvoir prétendre au titre de naturopathe :

Alimentation
Minceur
Détox
Revitalisation
Immunité
Prévention
Hygiène vitale de la grossesse
Gestion du stress, anxiété, spasmophilie ;
Gestion du sommeil
Candidose
SPM
Accompagnement des pathologies chroniques (travail de terrain parallèlement à une prise en charge médicale)
Crise du milieu de la vie ;
Préparation aux examens.

Renseignements et inscriptions :
 - Fanny Kervadec, Directrice adjointe au 0684372529,
 - Odile Chabrillac Directrice au 0660412182.

Notre site Internet étant en cours d'élaboration, vous trouverez toutes les informations sur notre page FB : Institut de Naturopathie Humaniste. N'hésitez pas non plus à nous joindre par téléphone...

Visuel : bildung © vege

Comment devenir naturopathe ?

De nombreuses écoles proposent des formations pour devenir naturopathe. Pas évident de s'y retrouver ! De notre côté, nous avons mis l'accent sur un enseignement théorique des plus modernes, associé à des ateliers pratiques exceptionnels. Parce que nous croyons profondément que pour devenir naturopathe, il faut non seulement maîtriser une base théorique exigeante, mais aussi l'expérimenter et l'intégrer au quotidien.


Notre programme dure 2 ans et se conclut par la délivrance d'une certification.
La théorie se fait en ligne grâce à 300 cours vidéo, un forum mensuel et un suivi  ; S’y ajoutent 36 jours d’ateliers pratiques à raison d’un week-end par mois (ou de deux sessions en été). Il vous faudra parallèlement suivre 8 jours de stages au choix parmi une sélection (prix variables selon les formations externes : massage, réflexologie, RSM, Image de soi, Caminothérapie, Intuition, Plantes sauvages), réaliser un Mémoire ainsi qu'un Stage en Humanitaire (80h), soit un total de 1550 heures (sur deux ans).

Prix  : 8500 €  (Il faut y ajouter les formations externes, ainsi que l’hébergement lors des formations hors les murs et éventuellement des frais pour la Mission humanitaire le cas échéant).

Le groupe d’élèves de ce groupe est limité à 25 ;

Début des cours : 2 Octobre 2017

Enseignement : 
Première année
1.       Naturopathie et humanisme ;
2.       Bilan vital : les constitutions.
3.       Bilan vital : les tempéraments ;
4.       Bilan vital : les diathèses et la vitalométrie ;
5.       La cure détox ;
6.       La cure de revitalisation ;
7.       La cure de stabilisation et les autres cures.
8.       Hygiène vitale holistique, l’holisme ;
9.       Hydrologie ;
10.   Fonctionnement de l’appareil digestif ;
11.   Hygiène et culture respiratoire ;
12.   Premières notions de nutrition (qualitatives et quantitatives) :
13.   Nutrition : Etude critique des différents régimes ;
14.   Etude critique des différents aliments ;
15.   Les compléments alimentaires de base ;
16.   Hygiène vitale de la grossesse ;
17.   L’alimentation du jeune enfant ;
18.   Diététique, étude du jeûne et des monodiètes ;
19.   Les régimes minceurs ;
20.   Alimentation et énergétique ;
21.   L’exercice physique ;
22.   Le système nerveux ;
23.   Les concepts fondamentaux de psychologie ;
24.   Les différentes psychothérapies ;
25.   Les bases du fonctionnement psychologique ;

Deuxième année
26.   Premières notions d’aromathérapie ;
27.   L’aromathérapie au quotidien ;
28. Etude du sommeil et clés naturopathiques ;
29.   Hormones et hygiène de vie ;
30. L’alimentation vivante ;
31.   Les différents émonctoires ;
32.   Psychopathologie
33.   Stress, anxiété, dépression et spasmophilie ;
34.   L’équilibre acido-basique ;
35. La candidose et les solutions naturelles ;
36.   Lecture des analyses médicales & Anatomie ;
37. Prédispositions cardio-vasculaires et prévention (dont HTA)
38. Allergies et prévention ;
39. Diabète et prévention ;
40. Cancer et prévention ;
41.   Les addictions ;
42. La maladie de Lyme ;
43.   Phytologie (de base) ;
44.   Phytologie (2) ;
45.   Biothérapies diverses;
46. Les fleurs de Bach ;
47.   L’immunité ;
48.   Apprendre à (bien) vieillir
49.   Géobiologie et bien-être chez soi ;
50.   La CNV et l’art de communiquer

+ 36 cours en ateliers pratiques (1 week-end par mois ou durant deux sessions de trois semaines en été)
Année 1 :
1. Bilan vital 1 ;
2. Apprendre à apprendre, conserver sa motivation ;

3. Bilan vital 2 ;
4. Réflexologie Plantaire, sympathico et moxas ;

5. Massage 1 ; En demi-groupe.
6. Les bases de la cuisine végétale ; En demi-groupe.

7. Gestion du stress : sophrologie, relaxation, méditation et respiration;
8. Le processus de deuil, la mort ;

9. Faire ses cosmétiques naturels ; En demi-groupe.
10. Psychologie et intégration : De la peur à l’amour, une éthique de vie ; En demi-groupe.

11. Accompagnement au féminin ;
12. Accompagnement au masculin;

13. Reiki ; En demi-groupe.
14. Psychologie et Intégration : De la dépression à la joie ; En demi-groupe.

15. L’alimentation vivante;
16. Citoyenneté, engagement et utopie ;

17. Intégration à la campagne : Atelier yoga ;
18. Atelier jardinage, initiation à la permaculture ;
Année 2 :
19. Bilan Vital 3 ; En demi-groupe.
20. Massage 2; En demi-groupe.

21. Energétique chinoise et pulsologie (Initiation) ;
22. Ayurvéda (Initiation).

23. Atelier d’aromathérapie;
24. Cohérence Cardiaque, EMDR et EFT;

25. Thérapies transpersonnelles : les clés pratiques selon Grof; En demi-groupe.
26. Séance de respiration holotropique ; En demi-groupe.

27. Equilibre de vie et burn-out;
28. Comment élever son niveau vibratoire;

29. Groupe de parole, théorie et pratique
30. Psychologie et intégration : Conscience individuelle et conscience de groupe;

31. Gestion de projet individualisée ; En demi-groupe.
32. Reiki 2. En demi-groupe.

33. Psychologie et intégration : L’argent et l’abondance;
34. L’installation (organisation, législation, marketing, notoriété) ;

35. Intégration à la campagne : Bilan vital 4 ;
36. Promenade collective / Célébration ;

Travail à faire en sus pour obtenir la certification: 
•         Fiches de lecture;
•         Activité physique régulière;
•         Brevet secouriste ;
•         Stage Humanitaire 80 heures ;
•         Réalisation d’un mémoire ;
•         Examen final.

Renseignements et inscriptions :
 - Fanny Kervadec, Directrice adjointe au 0684372529,
 - Odile Chabrillac, Directrice au 0660412182.

Notre site Internet étant en cours d'élaboration, vous trouverez toutes les informations sur notre page FB : Institut de Naturopathie Humaniste. N'hésitez pas non plus à nous joindre par téléphone...

Visuel : Homöopathie und Kochen mit Heilkräutern, Kornblume © Marina Lohrbach

Une école pour découvrir la naturopathie du 21ème siècle !

L’Institut de Naturopathie Humaniste vous propose une formation à la naturopathie moderne et haut de gamme, encadrée par des enseignants faisant références dans leurs domaines

Deux cycles de formation sont proposés :

 - Conseiller en naturopathie et hygiène de vie (programme de 2 ans par Internet – 800 h)
 - Praticien en naturopathie (programme de 2 ans par Internet + 36 jours de regroupements en week-end à Paris ou durant l'été – 1550 h)

NOS PLUS :
- Un cursus complet sur 2 années, compatible avec une activité professionnelle ;
- Un effectif limité à 25 élèves par promotion (pour les futurs praticiens) ;
 - Un suivi réalisé par un responsable de niveau pour les élèves suivant le cursus par Internet ;
 - Un incroyable rapport qualité/prix ;
- Un enseignement basé sur les techniques pédagogiques les plus modernes, selon la pédagogie dite inversée, mettant l’accent sur la réalité holistique de la naturopathie avec de nombreux travaux pratiques ;
- L’apport de matières originales et d’approches thérapeutiques innovantes en plus d’une base solide de la naturopathie ;
- Une mise en pratique concrète et bienveillante grâce à notre clinique solidaire ;
- La réalisation d'un stage humanitaire sur le terrain ;
- Un accompagnement de qualité pendant et après la formation.

Intégrer l’INH, c’est être formé par une équipe pédagogique performante, partager des valeurs éthiques et humanistes, et ce afin d’adopter la juste posture d’accompagnement dans votre future pratique.

Renseignements et inscription : Fanny Kervadec, Directrice adjointe : 06 84 37 25 29 ;
Odile Chabrillac, Directrice : 06 60 41 21  82.

Notre site Internet étant en cours d'élaboration, vous trouverez toutes les informations sur notre page FB : Institut de Naturopathie Humaniste. N'hésitez pas non plus à nous joindre par téléphone...

Visuel : Huiles Essentiels Aromatique © JPC-PROD

mardi 17 janvier 2017

Tendrement. Infiniment.

C'est ma croyance depuis longtemps. Ce que je pense profondément : la tendresse et l'humour sauveront le monde. Bien plus que l'intelligence, la volonté ou la ténacité. 

La tendresse et l'humour constituent les soubassements de notre existence, c'est du moins ce que je crois. Auxquels je veux bien ajouter la poésie et la beauté. J'ai pu, ces derniers temps de deuil, incroyablement l'expérimenter... Oh oui, l'amour, ah oui, la joie... Comme ils sont importants, essentiels ! Comme ils sont parfaits ! Dans la tendresse et l'humour, je lis toute notre imperfection, toutes nos petites négociations. Et ce lien formidable, qui nous dit, malgré tout... Malgré nos défauts, notre ombre, nos illusions, malgré les histoires que l'on se raconte, que je me raconte... Loin d'un idéal. Dans la vie. Les deux pieds dans la boue, la tête dans les étoiles. Là où vous êtes. Là où je suis.

La tendresse, ce sont ces mots-cadeaux, ces messages dont vous m'avez couverts alors que la vie se faisait un peu plus sombre dans ma contrée. Un nuage est passé. Vous étiez là, nombreux, pour moi. Ce sont mes deux filles qui m'encadrent lors de ce moment-évènement, et qui disent la présence, l'attention, la bienveillance. Ce sont mes amies, mes fées, mes semeuses, qui sont toutes là à rire, à chanter, à danser, à célébrer dans tous les cas, une nouvelle fois "l'amitié, l'amour, la joie" et la vie, surtout la vie (Ah oui, on avait bu aussi !). Ce mot-lumière au cœur de la nuit, qui dit moi aussi, je suis en train de prier pour lui. C'est la main de cet homme qui tient si fort la mienne lors du passage difficile, et cet autre qui appelle, tous les jours, jusqu'à ce que je sois sortie du tunnel. C'est la douce maladresse de ma maman, qui ne sait plus comment consoler ma peine. Ou bien ma sœur qui se tient là, et qui m'écrit, qui me fait parler, pour m'aider, me soulager. La tendresse, ce sont ces regards de mes élèves qui me contiennent et me soutiennent, quand je m'empêtre dans les phrases et dans mes idées. Pas de jugement, pas d'arrière-pensée. Ce sont ces mains, ce sont ces bras qui s'enroulent autour de moi, présents, humains, incarnés.

Plutôt que les grandes déclarations, ces mots chuchotés à la terrasse d'un café. Plutôt que les dîners raffinés, ce repas improvisé, et moi blottie sur ce canapé. Plutôt que les cérémonies, l'or de la présence de ces amis qui ont traversé l'Atlantique pour témoigner, et ainsi nous aider à intégrer la réalité.

La tendresse, c'est aussi ce temps, cette douceur que j'accepte de me donner. Changer de tempo, me recroqueviller contre moi-même, me souvenir. Ne pas tricher. Accepter les ombres de ma vie, et m'adapter. Me consoler. Prendre refuge, m'offrir le silence, m'ouvrir à l'imprévu, même si ce n'est pas celui-ci que j'avais espéré... Je n'ai pas dit que la volonté ou l'intelligence n'étaient pas importants, je dis juste que ce sont des outils au service de quelque chose de plus essentiel. Notre humanité.

Merci à Sophie pour sa photo, jolie, jolie, tellement belle, tellement elle, tellement nous aussi...

lundi 9 janvier 2017

Clair-Obscur

Croire à la joie, à l'amour, à la cohérence de nos existences, lorsque tout va bien, est relativement enfantin. Mais lorsque la vie nous chahute, nous malmène, nous chagrine, conserver la foi représente un vrai challenge. Dans cet espace du deuil qui est aujourd'hui le mien, je mesure une nouvelle fois la beauté de notre fragilité, mais aussi l'essence de l'engagement qui nous est demandé.

Je me réveille très tôt le matin, mon cœur tangue, il fait des siennes. Des larmes coulent toutes seules. Je me rappelle alors qu'il se passe quelque chose. Tu n'es plus. Demain s'écrira sans toi. J'ai froid.
Pourtant je sens aussi que tout est parfait. Je suis (et c'est ma nature), toute d'émotions et de vibrations. Il faut que la vague passe pour que je commence à me centrer. Pour que je puisse poser un regard un peu distancié sur ce qui est en train d'arriver. La mort d'un être cher, surtout si rapide, en plus le jour de mon anniversaire, m'a profondément touchée, c'est un fait. Elle me force néanmoins à revisiter mes priorités, et surtout à ne pas négliger certains aspects de ma vie que je mets parfois de côté. Nous étions suffisamment proches pour que toute ma vie s'en trouve questionnée. Mais je sais tout aussi bien que je ne suis pas anéantie. Ma tristesse est immense, je ne sais pas comment nous allons vivre son absence, mais je sais que je continuerai à travailler, aimer, être dans la joie. Aussi.

Surtout, et c'est vraiment l'essentiel je crois, cela m'interroge sur ma foi et sur la profondeur de celle-ci dans ma vie, sur son enracinement. Je crois aux Forces de l'Esprit, comme disait François Mitterrand, mais pour être honnête, j'y pense lorsque j'ai le temps ! Dans le référentiel numérologique qui me concerne (et non celui de l'humanité qui est en année 1), je viens d'entrer en année 7, l'année de la spiritualité, et je vous avoue que cela ne m'enthousiasmait que moyennement. Or il se trouve que Guy était - entre autres - un être réellement spirituel. Lors de nos discussions, face à mes emballements, il me ramenait systématiquement à cette dimension du vivant. Et je n'ai aucun doute que c'est ce qu'il ferait maintenant. Je ne dis pas que la spiritualité n'a aucune place dans ma vie : mon Pèlerinage vers Compostelle n'a fait que la renforcer, et même ce petit bout du Camino l'année d'après. Mais cette année, je pensais passer mon tour pour cause d'autres priorités à gérer. Je sais aujourd'hui qu'il n'en sera rien. Je vais prendre soin de cette partie de moi, lui redonner sa place centrale : je reprendrais donc la route (un temps), afin  de me reconnecter à plus grand que moi, qu'on l'appelle la Vie, la Nature, Dieu ou le karma.

Dans cet instant tout d'ombre, les lumières ne manquent pas de briller, je reçois tellement d'amour, de présence : mes proches, mes amis sont là. Indéfectibles sentinelles. Parce que j'ai du mal à parler, j'écris. Je pose les mots, je dis. Donc d'abord je vous dis merci. C'est comme si, malgré  le chaos intérieur,  je percevais mieux ce qui devait être mon axe. Ce qui me fait sens. Ce qui m'enthousiasme, et m'apaise dans un même temps. Comme si je commençais aussi, au-delà des moments partagés, des rires, de la présence, des conseils, de la tendresse, à mieux mesurer le cadeau magnifique qu'a été cet homme dans ma vie. Dans une dimension que je n'avais peut-être pas soupçonnée à priori.

(Ce sublime haïku sur la photo est de Pascale Senk, auteure de L'effet haïku, Leduc.s Editions, en hommage à Guy Corneau. Merci à elle de m'avoir autorisée à l'utiliser pour illustrer ce texte)

dimanche 8 janvier 2017

A l'ami disparu

Pourquoi écrire ? Pourquoi t'écrire publiquement qui plus est ? Je crois que j'en ai besoin. Je crois que c'est ma manière de dire c'était, et donc c'est. Parce que tu es un personnage public, et que depuis ton départ, je vois ta photo sur les murs de mes amis, je lis des textes qui parlent de toi, et qui ne sont pas toi pour moi.

Parce que nous nous écrivions beaucoup. Et parce que cette fois tu ne me répondras pas. En tous cas, pas ici, pas directement, pas comme ça. Je n'ai pas la légitimité de ceux qui te connaissaient depuis des décennies. Mais quelle importance au regard de la mort, au regard de la vie ? Nous étions tricotés serrés depuis quelques années, et nous pensions, enfin je pensais, que nous avions encore beaucoup de choses à partager... Je lis les mots de tous ceux qui sont spirituellement avancés, qui parlent de chemin, de gratitude, de paix, alors que je me débats entre mes larmes, ma colère, ma culpabilité. Lorsque la mort s'invite dans ma vie, je me demande toujours, ai-je assez aimé ?, et en ce qui te concerne, la réponse pour moi est clairement non (pour des tas de raisons qui n'ont rien à faire ici).

Je suis rentrée de vacances inquiète, fébrile, sans comprendre pourquoi, alors que tout allait bien dans ma vie. Mon âme savait. J'écris ces mots, même si je t'avoue que pendant quelques jours, j'ai vraiment douté de l'âme, et dû interroger ma foi et tout ce tralala. Les 3% de doute, de peur de la mort, de l'absence, de la séparativité, je les ai pris en frontal. Jusqu'à hier soir. Je suis sortie acheter des fleurs, une amie m'a pris sous son aile, il y a eu la cérémonie de Pierre au cœur de la nuit, tous ces rêves où tu es présent qui disent que le mur n'existe pas, que je peux choisir de regarder au-delà. J'ai alors senti une molécule de paix, une molécule de joie qui réémergeait au fond de moi. Un tressaillement infime. La vie repart. C'est bien comme ça.

Oh Guy, Guy, Guy... J'ai bien conscience qu'avec ton départ, je rejoue les autres morts de ma vie. Mon papa, lors de ma trentaine, mon ex-compagnon lors de ma quarantaine, et là, toi, pour ma cinquantaine. A chaque fois, de nouvelles prises de conscience, de nouveaux cheminements intérieurs. Je sais que tu m'invites clairement à ça, comme tu m'y as toujours invitée. Sous le choc, j'ai relu un mail que tu m'avais envoyé après le Bataclan et je le redis et j'entends ton rire, et ta voix qui dédramatise et qui me parle :

"On fait ce que tu as toujours fait et que tu fais tous les jours : tendre la main, apprécier les différences, cultiver l’inclusion et la fraternité humaine, sortir des préjugés.

Veiller sur nos états intérieurs, faire circuler la joie, la paix, l’amour en soi.

Être dans une sereine compassion (apporter de la lumière sur les situations) plutôt que dans une empathie qui mène au désespoir à force de s’identifier à celui qui est dans le malheur.

S’indigner, s’engager où l’on peut, mais dans la sérénité, pas dans la division.

Que faire d’autre que ce qui est toujours juste de faire ?

C’est le Chemin de Compostelle chaque jour, chère pèlerine."

Je repense alors à ce moment où tu es venu me consoler avant de t'envoler pour la Nouvelle-Zélande, à ta présence surprise avant mon départ pour Compostelle, à ton dernier anniversaire, à Saint-Barth bien-sûr, à Cabourg, à Saint-Pierre et Miquelon, je pense à tous ceux qui t'aiment, à Nicolas, à Pierre, à Marie-Lise, à Victoire, à Nicole, à Jacques, à Hervé, à Camille, et tous ces autres que je ne connais pas et qui pleurent aussi aujourd'hui. Je pense à David (Servan-Schreiber) qui avait, comme toi, beaucoup (trop?) donné : ni l'un ni l'autre, vous n'avez ménagé votre peine, pour offrir, partager, quitte à parfois vous oublier. Tu me témoignais de ton épuisement, de ta lassitude quelquefois à courir les routes, nous nous frictionnions à cause de ça, car je voulais que tu te ménages et tu ne te ménageais pas. Je te donnais alors mes remèdes, mes potions de fée, sans être dupe non plus. Je me souviens surtout de cette dernière conversation, tard dans la nuit, où tu me disais que tu ne savais pas si tu allais supporter tous ces évènements qui t'attendaient, ces malades, ces morts, si tu allais parvenir à faire face. Dans ma confiance naïve et un peu imbécile, je n'ai pas su, pas voulu t'écouter. Je ne savais pas que c'était la dernière fois que je je te voyais.

Je viens de tirer deux cartes des anges, la première parle de "discernement", l'autre de "naissance". Je pense que le message est clair. Je repense à mon fils, tout petit, alors que nous parlions de quelqu'un d'important dans nos vies qui avait disparu, et qui m'avait dit : "Ne t'inquiète pas, maman, il est parti vers la lumière". Je te souris à travers mes larmes, je ne m'inquiète pas. Tu es parti vers la lumière.

Visuel : Victoire Theismann pour Butterfly, Saint-Barth, été 2014.