dimanche 2 avril 2017

Marcher pour se (re)trouver

C'est l'histoire d'un livre que j'ai porté durant 1500 km et même davantage. L'histoire d'un livre qui évoque quelque chose de vital pour moi, la marche à pied. C'est aussi l'histoire d'un livre qui parle de rencontre avec soi-même, avec les autres, avec le monde. Une évidence. La marche et tout ce qu'elle nous apporte. La marche et tout ce qu'elle nous apprend dans tous les domaines, y compris spirituel, y compris politique et artistique, y compris bien-sûr en tant que pratique de développement personnel.

L'humilité, la joie, le partage. Le dénuement. S'alléger. Se laisser emporter. Sortir des dépendances affectives. Vivre plus fort. Vivre plus grand.

"Selon moi, il existe peu de chagrin, peu de souffrance, peu d'amères expériences, capables de résister à sa pratique régulière. La marche use notre disque mental, polit nos ruminations. Elle permet de s’engager sans s’épuiser, d’être présent au monde en toute légèreté, d’être enthousiaste et concentré. Face à l’injonction actuelle qui veut que nous vivions notre vie avec intensité, un peu comme des drogués, la marche nous met les pieds sur terre. Littéralement. Elle nous ancre, remet nos existences en perspective, nous offre cette subtile distance nous permettant de retrouver une nouvelle envie, un nouvel allant. Sans artifice. C’est pourquoi, j’ai toujours dit à mes enfants, que si un jour, ils étaient dans un profond désarroi, voire s’ils devaient faire face à cette nuit noire que l’on traverse parfois, qu’ils ne réfléchissent pas… : « Trouvez un bâton et prenez la route ! », je leur répète. « Même si vous avez l’impression d’être au bout de vos forces, anéantis, submergés, je vous en supplie, allez-y, partez, partez… ». Oui, je n’ai guère de doute. Sur la route, eux comme moi, finiront par retrouver la foi. Et avant même de parler d’une foi en un ailleurs, je parle déjà (et surtout) de la foi en l’existence, en d’autres et surtout en soi. Peu à peu, les émotions se calment, bercés que nous sommes par la monotonie de nos pas. Peu à peu, on s’ouvre au monde, en de douces épousailles, loin des pesanteurs du quotidien."

(Marcher pour se (re)trouver, Odile Chabrillac, Leduc.S Editions, 220 pages, Sortie : le 7 avril 2017)


3 commentaires:

  1. Marchons! Marchons! Moi, je fais mes 12 kms au Bois de Boulogne chaque semaine, même si mon mari dit que j'ai passé l'âge de "tapiner" là-bas. Je rencontre des lapins, des écureuils, des canards et des cormorans autour du lac, un vrai bonheur et changement d'humeur. Tu as raison, MARCHONS et lisons ta MARCHE!

    RépondreSupprimer
  2. Bonsoir Odile, que du plaisir d'avoir écouté l'émission sur France Bleue et d'avoir pu depuis le Québec intervenir. Je serai en France pour des conférences du 15 mai au 10 juillet. Je vous laisse l'adresse de mon site internet :
    www.revenir.ca
    mon mail :
    philippe@revenir.ca
    Bien à vous et au plaisir de vous rencontrer.
    Philippe

    RépondreSupprimer
  3. Merci Claude et merci Philippe. Oui, la marche, ce n'est que du bonheur... Et encore plus lorsque l'on partage le chemin avec des personnes formidables comme vous !

    RépondreSupprimer